Une vraie rencontre de Fed Cup

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Cette première journée de Fed Cup entre la Belgique et le Kazakhstan est ce que j’aime appeler une véritable journée de compétition.

Trop souvent, avant une rencontre, on se focalise sur les classements et on se dit que la logique de ce ranking devrait être respectée.

Si tel était le cas, avouez que le tennis – et le sport en général – serait bien ennuyeux et qu’il ne servirait à rien de faire disputer les rencontres.

Donc, oui, sur papier, Elise Mertens était a priori bien plus forte que sa rivale initiale, à savoir Zarina Diyas. Mais voilà, quand on est la première joueuse d’une équipe, que l’on est a priori la grande favorite du premier match, que l’on ouvre la rencontre et, qu’en plus dans le cas d’Elise, on n’a jamais gagné une rencontre professionnelle officielle dans son pays (bon, elle n’en avait joué que deux, aussi, hein… ;-), il n’est pas simple d’entrer sur le court de manière totalement sereine.

Demandez à David Goffin ce qu’il en pense lui qui a des stats en Coupe Davis très positives mais qui connaît régulièrement des départs compliqués.

Vendredi, à Courtrai, Elise a mis un temps fou à se libérer. Elle n’était pas dans le rythme et décentrait quasi tous ses coups droits. Face à elle, Diyas était sur le velours: elle ne jouait pas chez elle, n’était pas favorite et avait une adversaire fébrile. Elle a donc distillé son jeu avec intelligence, poussant Elise à la faute.

A tel point que la Belge a été menée 5-0 avant d’enfin retrouver ses marques. Elle a certes perdu 6-1 la première manche mais on commençait à revoir la vraie Elise Mertens, celle qui est Top 20 et qui le vaut largement. Elise qui a alors pris la rencontre à son compte.

On a encore eu une toute petite frayeur dans le troisième set mais Mertens a géré cette fin de rencontre avec maestria. Je ne dis pas qu’elle a livré le meilleur match de sa carrière mais, en Fed Cup, tel n’est pas le propos. Ce qui compte, c’est la victoire et, hier, Elise a montré que, même après un début difficile, elle pouvait assumer son titre de leader de l’équipe.

A 1-0, Ysaline Bonaenture pouvait monter sur le court gonflée à bloc. Et c’est ce qu’elle a fait de manière invraisemblable, décochant des services et des coups droits dévastateurs. Il n’y avait qu’une seule joueuse sur le terrain: la Stavelotaine.

6-3 5-3. Yulia Putinsteva n’avait pas son mot à dire tant la Belge était parfaite.

Service Kazakh. 0-40 et trois balles de match. Trois balles de 2-0 pour la Belgique.

C’est pour cela que j’aime le tennis. C’est pour cela que ce sport est merveilleux. C’est pour cela que cette première journée de Fed Cup valait la peine d’être vécue.

Le doute s’installe. On ne sait pas toujours dire pourquoi, mais le doute peut s’installer à tout moment. Dans la tête d’une dominatrice, ou d’un dominateur.

Yulia sert bien. Yulia re-sert bien.

Moins décontractée, Ysa se précipite un peu et ses retours ne font plus mouche.

40-40.

Et jeu pour Putintseva.

A 5-4, Ysaline sert. Vous me direz qu’il n’y avait rien de mal fait.

Mais voilà, en tennis, quand l’âme change de camp, il est parfois impossible de la faire revenir de votre côté.

La suite du match n’a plus été qu’une bataille entre Ysaline et Bonaventure. Ysaline qui avait eu trois balles de match et Bonaventure qui se disait qu’il y avait encore moyen.

Mais voilà, cette bagarre intérieure a remis Putintseva sur les rails.

La Kazakh étant qui plus est une coutumière des retours improbables. C’est en effet une joueuse qui aime être dans les cordes et qui détricotent les noeuds comme peu d’autres le font.

Match Putintseva.

Ysaline et Bonaventure ont perdu.

Mais Ysaline Bonaventure a joué un match de feu. Il lui a juste manqué un point. Ce fameux point que les ténors ne ratent quasiment jamais.

Mais Ysaline est sur la bonne voie, elle bouge mieux, elle ose de plus en plus. Pour peu que sa deuxième balle devienne un rien plus travaillée et elle peut envisager le Top 50.

C’est pour cette raison que si j’étais capitaine (mais je ne le suis pas), je la ferais encore jouer ce samedi. Car Ysa a le jeu pour détruire celui de Zarina Diyas.

Sauf pépin physique ou fatigue excessive (je ne suis pas dans l’équipe et n’ai donc pas accès à ces info), je miserais sur Elise Mertens et Ysaline Bnaventure en simple. Pour le double, Elise Mertens encore, avec Kirsten Flipkens en soutien.

Mais si Greet Minnen doit monter sur le terrain en deuxième simple, je ne serais pas inquiet non plus. Elle en serait certes à son coup d’essai mais sa capacité à brûler les étapes devrait lui permettre de le transformer en coup de maître.

2 COMMENTS

  1. et bien qu’est-ce qu’il ne faut pas lire lol. Ysaline miss anti fairplay – miss antipathique au plus au point niveau top 50 ????? classée entre 109 et 140 depuis + de 3 ans.
    Regardez son physique et vous comprendrez pourquoi …. on n’arrive pas au niveau top 50 en jouant en 2 frappes de balles.
    Désolé Eva et Patrick mais pas d’accord avec vous 🙂

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