Roland Garros, un bien joli 3 sur 5, en attendant Wickmayer et Van Uytvanck

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epa05937281 Elise Mertens of Belgium serves the ball to Elina Svitolina of Ukraine during their final match at the TEB BNP Paribas Istanbul Cup in Istanbul, Turkey, 30 April 2017. EPA/TOLGA BOZOGLU

Si Darcis et De Greef se sont logiquement inclinés, on saluera la très belle victoire d’Elise Mertens et la parfaite entrée en matière de David Goffin.

6-3 6-3 et Kirsten Flipkens tend les deux bras vers le ciel et tourne son regard vers le banc.

On l’oublie parfois, et même trop souvent, une victoire en Grand Chelem, pour des joueuses classées au-delà de la 50e position mondiale, constitue un moment fort, très fort, même.

Il y a l’émotion, bien entendu, légitime, mais il y a aussi le prize-money qui, pour des joueuses et joueurs de ce niveau, est très appréciable et permet parfois de garantir une année confortable. En se qualifiant pour le deuxième tour, Kirsten s’est garanti un chèque de 70.000 euros, dont il faudra retirer les taxes, mais qui génère une certaine sérénité pour la suite.

On me dira que Kirsten a déjà été en demi-finale d’un Grand Chelem. C’est exact et cela n’en donne que plus de valeur à sa satisfaction de passer un tour à Roland Garros, sur une surface qu’elle n’affectionne pas trop, pour ne pas dire pas du tout.

La joie d’Elise Mertens était tout autre. Si Kirsten est plutôt à la fin de sa carrière, Elise jouait quant à elle son deuxième match dans un tableau final de Grand Chelem de sa carrière. Et, en plus, elle l’a remporté face à une tête de série, l’Australienne Gavrilova.

Voilà donc Mertens au deuxième tour de Roland Garros, elle qui pleurait presque de ne pas avoir perdu assez vite au deuxième tour du tournoi de Hobart, car sa victoire obtenue suite au forfait rapide de sa rivale, l’empêchait de jouer les qualifs de l’Australian Open.

Dans la foulée, elle a donc gagné ce tournoi d’Hobart, entrant dans le Top 100 et se garantissant une entrée directe dans les grands tableaux 2017.

Quand je vous dis à longueur d’année que le tennis est un sport d’opportunité…

Que l’on me comprenne bien: le talent d’Elise n’avait pas réellement besoin de ce coup de pouce mais il est clair que cela a accéléré son éclosion au niveau mondial.

Depuis ce surprenant épisode tasmanien (et pas noé-zélandais), elle ne cesse de se mettre en évidence, comme en Fed Cup quand elle a tout simplement battu les 15e et 16e mondiales en deux jours. Elle a alors enchaîné avec une finale à Istanbul et, hier, donc, elle a gagné son premier match en Grand Chelem, face à une Daria Gavrilova qui venait pourtant de lui donner une sévère leçon à Rabat 6-2 6-1.

Mais voilà, Elise est une jeune joueuse de 21 ans qui est dotée non seulement d’un talent tennistique mais qui est aussi très intelligente. Elle apprend plus vite que la plupart de ses collègues et tire des enseignements de tous ses matches, qu’ils soient gagnés ou perdus.

Carton plein, donc, pour les dames.

Côté masculin, David Goffin est entré dans ce tournoi avec une maîtrise totale, infligeant un très sévère – et même pas forcé – 6-2 6-2 6-2 à Paul-Henri Mathieu. Rien à dire.

Belle prestation d’Arthur De Greef face à Richard Gasquet à qui il a pris le deuxième set. Voilà un premier match en Grand Chelem qui donnera énormément d’expérience au joueur bruxellois qui a certainement impressionné les spectateurs du Suzanne Lenglen avec son revers sauté mais aussi sa capacité à décocher des amorties venues de nulle part.

Pour Steve Darcis, ce fut de la frustration à l’état pur. Jouer contre Milos Raonic est rarement drôle, mais, hier, le Canadien était tout bonnement injouable. Il a servi parfaitement et, comme il sentait qu’il ne devait pas forcer, il a pour ainsi dire refusé de jouer le moindre échange. Steve n’a donc jamais pu se mettre dans le match, ce qui, je le répète, est terriblement frustrant car on a la sensation, en sortant du terrain, de n’avoir pas vraiment joué.

Deux Belges aujourd’hui.

Court 3, 3e match de 11 heures

Alison Van Uytvanck – Naomi Osaka

A 19 ans, la Japonaise n’est pas la plus connue des joueuses mondiales. Elle n’en est pas moins 55e mondiale, ce qui est loin d’être mal pour son âge. Mais, comme la plupart des joueuses asiatiques, elle est meilleure sur dur que sur terre. Alison, qui dispose d’une main très pratique sur terre, a quant à elle déjà été en quart de finale à Roland Garros et ses trois victoires en qualifs doivent lui avoir donner de la confiance.

Elle sera légèrement favorite de cette première rencontre face à Osaka.

Court 16, 4e match de 11 heures

Yanina Wickmayer – Daria Kasatkina

La Russe n’est pas beaucoup plus âgée que la Japonaise puisqu’elle n’a que 20 ans. Elle est beaucoup mieux classée puisqu’elle est 28e mondiale. Un classement qu’elle doit surtout à sa victoire au tournoi de Charleston, sur terre américaine, où elle a battu, entre autres, Puig, Gavrilova, Begu, Siegemund et Ostapenko.

Depuis, elle a perdu trois fois au premier tour mais chaque fois face à des joueuses bien classées.

Il s’agira donc d’un match compliqué pour Yanina. Mais, comme pour chacune de ses sorties, je vais dire la même chose: Yanina peut gagner. Ou pas.

 

 

4 COMMENTS

  1. Ce n’est pas le premier match d’Elise dans un tableau final de grand chelem, il y a eu l’US ope l’année passé où elle a joué Muguruza 🙂

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