Roger Federer est le numéro 1. Actuel.

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23/01/2011 - Melbourne (AUS) - Australian OPEN 2011- Third Round - Roger FEDERER Copyright: Ph. BUISSIN/ IMAGELLAN

Bon bon bon, je me lance.

Je vais écrire un post sur Roger Federer.

Ecrire un post sur Roger Federer, c’est toujours un peu spécial.

Soit vous vous lancez comme le font 95 p.c. des observateurs dans des grandes déclarations d’amour, de sidération, de respect, déclarations que vous accompagnez de force qualificatifs, de phrases formelles du genre « le plus grand », « le plus fort », « le plus beau », « le meilleur de tous les temps »…

Soit, vous essayez, juste un peu, rien qu’un petit peu, de prendre du recul.

Mais Roger Federer, c’est comme le … Gille de Binche. Dès que vous posez une question un peu dérangeante (même juste un peu) vous vous prenez une rafale de critiques dans la figure.

Du genre : « mais on sait bien que vous avez toujours préféré Rafaël Nadal », ou « c’est parce que vous n’avez jamais vraiment su jouer au tennis que vous le critiquez. »

Après sa dernière victoire à Wimbledon, j’ai été forcé – ce que je n’avais jamais fait en 30 ans de carrière ( !) – de retirer un post. En dix minutes, je m’étais fait insulter plus souvent que je ne l’ai été de ma vie. Je me suis dit qu’il était inutile de maintenir ce post car, sans doute, l’avais-je écrit au mauvais moment.

Aujourd’hui, je vais juste prendre un peu de recul.

Mais avant, je voudrais que vous lisiez ce texte que j’ai publié après la demi-finale de Wimbledon 2016, histoire de bien démontrer que, oui, je suis également un fan de Roger. Mais être fan n’interdit pas de prendre du recul.

« Il est des jours où l’on ne pratique pas son sport, ou l’on ne joue pas au tennis.
Il est des jours, d’exception, ou le tennis, en tant qu’entité, en tant que concept, s’empare d’un champion.
Ces jours sont rares, ces champions sont exceptionnels.
Ces jours-là, comme lors d’une finale du Belgian Indoor de ma jeunesse, le champion choisi par la grâce est tellement extraordinaire qu’il donne l’impression que son adversaire, pourtant de très bon niveau, n’est qu’un oiseau pour le chat. Ce jour-là, John McEnroe avait donné une leçon de tennis à Ivan Lendl, devant un public pas très conscient du moment unique qu’il venait de vivre.
Il est des jours, encore plus rares, où la grâce décide de faire coup double. D’investir non seulement un champion de légende, mais également son rival. Non, dans ce cas-ci, ne parlons pas de rival, mais de partenaire de jeu.
Ces jours se comptent, sur une carrière, sur les doigts d’une main.
Hier, c’en était un. Un de ces jours où le tennis n’est plus tennis mais devient une chorégraphie. Comme si un metteur en scène avait décidé de tous les échanges, de tous les mouvements, de toutes les idées.
Hier, les spectateurs du Central de Wimbledon, ceux qui étaient sur la Henman Hill, les millions de téléspectateurs ont assisté non pas à un match de tennis, je le répète, mais à un moment d’exception.
D’un côté, un Andy Murray sur-dynamisé, prêt à tout pour rejoindre la finale. Prêt à transformer des coups de défense géniaux en coup d’attaque d’extra-terrestres. Andy Murray, hier, a porté le tennis de contre au sommet, il y a ainsi rejoint des joueurs comme Andre Agassi ou Michael Chang.
De l’autre côté, c’était tout autre chose. Il y avait la légende qui, déjà en temps normal, n’a pas besoin de coup de pouce pour flirter avec le génie.
Hier, pourtant, Roger Federer a démontré que le génie n’avait pas de limite. Que l’on pouvait, alors que l’on croyait toucher la perfection, s’élever encore un peu plus vers l’émerveillement.
Hier, Roger Federer n’a pas bien joué. Il n’a pas très bien joué. Il a tout simplement trop bien joué.
Trop parce que tout, de son être, transpirait ce sport magnifique.
Federer était à la fois un tennisman, un escrimeur (dans le côté coups mouchetés), un boxeur (mais pas un frappeur, plutôt un esquiveur).
Il était aussi une ballerine, montant au filet tel l’overcraft qu’était alors Stefan Edberg, devenu aujourd’hui son coach.
Il a tellement trop bien joué, Roger, qu’à certains moments, j’ai eu peur qu’il atteigne l’orgasme tennistique et, qu’ensuite, il arrête sa demi-finale, heureux d’avoir touché ce que personne ne pensait accessible.
Mais Federer est tellement souvent proche de l’extase qu’il a réussi à la contenir, jusqu’à la balle de match.
La balle de finale.
Messieurs, Andy, Roger, messieurs, merci. »

Hier, donc, Roger Federer est devenu le plus vieux numéro 1 de l’histoire du tennis.

C’est magique.

Mais je vais mettre en perspective.

Quand c’est Serena Williams qui domine le tennis féminin et qui occupe la première place mondiale alors qu’elle est née la même année que Federer, on dit que ce n’est pas normal qu’une femme de son âge soit numéro 1 et on avance la faiblesse générale du tennis féminin.

Quand c’est Roger Federer qui reprend la première place mondiale, on évoque son génie (réel), son talent (immense), sa longévité. Mais on oublie de dire que Murray et Djokovic sont absents du circuit et que Nadal est blessé plus souvent qu’à son tour.

Même chose par rapport au palmarès. On dit partout que celui de Federer est le meilleur de tous les temps. C’est vrai et incontestable.

Mais le palmarès ne fait pas tout. Car si on part là-dessus, on est obligé de dire que Roy Emerson est le quatrième meilleur joueur de tous les temps. Ce qui serait idiot puisque Emerson a gagné 6 de ses 12 Grand Chelem à l’Australian Open, lorsque les meilleurs ne se rendaient pas souvent en Australie.

Bjorn Borg, qui a gagné 11 titres en Grand Chelem, n’a ainsi été qu’une seule fois à l’Australian Open qui, à l’époque, était considéré comme un tournoi de moins grande importance que les trois autres levées.

Et Rod Laver ? 11 titres dont 2 vrais Grand Chelem. Mais il faut tenir compte du fait que trois des quatre tournois se jouaient sur le gazon alors qu’aujourd’hui, les quatre Majeurs se jouent sur quatre surfaces différentes.

Comparer les époques n’a, je le répéterai sans cesse, aucun sens.

« Oui, mais Roger Federer a le plus beau jeu ! »

Le plus beau jeu par rapport à quels critères ?

Oui, il a un jeu magnifique, pur et brillant.

Mais le tennis n’est pas le patinage artistique. Moi, c’est vrai, j’adore les contreurs comme Agassi, Couriier, j’adore les tacticiens comme Chang. D’autres préfèrent les serveurs-volleyeurs comme Rafter ou Edberg. D’autres encore apprécient les grands serveurs comme Tanner, Ivanisevic ou Isner. D’autres aussi – dont je suis – aiment les crocodiles, comme Lacoste, Solomon, Vilas. D’aucuns adorent les puncheurs, comme Nadal. Où les métronomes destructeurs du fond, comme Djokovic, Nishikori ou Goffin.

Moi, j’aime le tennis pour sa diversité.

Et, oui, j’adore regarder Roger Federer.

« Mais enfin, Patrick, ne niez-pas l’évidence, Roger est le plus grand de tous les temps. »

Et c’est là que je vous pose cette question : « si Federer est le meilleur joueur de tous les temps, comment expliquez-vous que ses stats face à un de ses contemporains, Nadal, soient en faveur de l’Espagnol 23-15 ? Peut-on être le meilleur de tous les temps et avoir perdu plus souvent que gagné face à un joueur de son époque ? Djoko mène aussi, de justesse, 23-22. »

« Mais c’est ridicule, Patrick … »

Pas plus ridicule que de comparer les époques.

« Et sa longévité ? »

Sa longévité, je l’ai dit, est aussi exceptionnelle que celle des sœurs Williams.

Longévité des sœurs qui ne cesse de générer des questions sur leur préparation.

Pour Federer, il n’y a jamais de questionnement.

Et c’est très bien ainsi. Mais alors, qu’il n’y ait pas de questionnement non plus sur les Williams, ou sur Nadal, ou sur Djokovic.

Roger Federer est une Légende.

Les légendes n’ont pas besoin d’être comparées entre elles.

Quand on est sur le Mont Olympe, on ne moque de savoir si on est meilleur que tel ou tel autre habitant de ce mont mythique.

Roger Federer est une légende, je le dis et le dirai toujours.

Mais je ne me refuserai jamais à essayer de prendre du recul.

14 COMMENTS

  1. Pas grand chose à dire de plus : palmarès, attitude, sportivité, talent, transmission, exemplarité, humilité… Tout qui a joué au tennis reconnaît ces qualités.
    Perso, en ce qui concerne Federer c’est la beauté du jeu déployé, et le talent technique qui fait la différence par rapport à tous les autres champions. Ça c’est unique, ou presque. Ceci dit, c’est l’opposition des styles qui fait la beauté du sport. Mais Federer est de ceux à qui on compare les autres, comme Jordan au basket, Pelé, Ali…
    Émission de la télé suisse pas mal 🙂 : https://www.youtube.com/watch?v=KtVv8C3lP9Q

  2. Bonsoir Patrick.

    Un article très juste et un beau point de vue.

    Ceci étant dit, il faut revenir à l’année dernière pour souligner à quel point Federer est unique.
    Là où bien d’autres auraient abandonné, lui n’a eu de cesse de modifier son jeu et son approche globale de sa carrière.
    Surtout contre Nadal. Fed est le seul à l’avoir battu régulièrement en 2017.
    L’impression qu’il me laisse depuis 12 mois est qu’il a enfin trouvé les solutions contre ses deux Nemesis que sont Djokovic et Nadal.
    Le fait qu’ils soient blessés ou en burn-out n’y change rien. Je suis persuadé qu’il les battrait quand même.
    Il n’a pas non plus été épargné physiquement (dos, genou et autre…).
    Il a juste eu la lucidité de ne pas faire le match, le tournoi de trop.
    Les seules à qui il peut être comparé sont …. des femmes (Graf, Court, Serena, … etc).
    Il est scandaleux de ne pas reconnaître leurs mérites à elles comme on le fait pour lui.
    C’est plutôt dans ce sens-là qu’il faut le prendre.
    Il est d’ailleurs marrant de constater que Serena et Graf ont subi les mêmes critiques que lui : rivales blessées, niveau du tennis plus bas et j’en passe pour minimiser les exploits et, aussi, leurs accomplissements.

  3. Eh bien Patrick,

    (Bonjour, tout d’abord)

    C’est la conjonction de tous ces facteurs qui pousse la plupart des observateurs à déclarer que Federer est le plus grand de tous les temps.

    De nombreux joueurs ont ou eurent un jeu chatoyant: Rios, Korda, leconte, Mc Enroe, etc.

    Chaque époque eut son joueur dominant: Borg, Lendl, Sampras, etc.

    Certains joueurs restèrent dans l’Histoire parce qu’ils livrèrent une saison parfaite ou presque parfaite (Vilas en 1977, Mc Enroe en 1984, Djokovic en 2015), d’autres parce qu’ils montrèrent une longévité exceptionnelle (Agasse, Rosewall, Connors)

    On dit de certains qu’ils furent uniques et incopiables, et de d’autres qu’ils transformèrent fondamentalement les canons du tennis.

    Certains restèrent dans les mémoires parce qu’ils dominaient une surface en particulier (Sampras, Borg), d’autres parce qu’ils étaient capables de briller sur dur, sur terre battue ou sur gazon indifféremment (Djokovic)

    Certains furent admirés parce qu’ils écrasèrent leurs contemporains; d’autres, au contraire, parce qu’ils parvinrent à trouver leur chemin au milieu d’une concurrence particulièrement rude.

    Eh bien Federer me semble être le meilleur parce qu’il cumule toutes ses caractéristiques en un seul joueur: brillant sur vingt ans, irrésistible sur une saison, élégant sans rien céder au résultat, efficace sans rien à la brillance, spécialiste du gazon, vainqueur sur toutes les surfaces, à la fois incopiable et précurseur, tyrannique pendant des années, et vaillant contradicteur d’une génération de joueurs à la fois exceptionnelle et nettement plus jeune que lui (Djokovic, nadal, Murray, Wawrinka).

    De même; Federer n’a, chaque chose prise isolément, ni le meilleur coup droit, ni le meilleur revers, ni le meilleur service, ni la meilleure volée du circuit. C’est sa maitrise globale de chacun des éléments du jeu qui le rend irrésistible.

    • Je suis OK avec ce que tu dis sauf sur le dernier paragraphe. Moi je pense qu’il a le meilleur coup droit actuel et certainement la meilleure volée. Un excellent service très efficace et un revers qui s’est récemment amélioré mais qui restera toujours son petit point faible. Ajoutons aussi un jeu de jambes incroyable et un oeil extraordinaire. Et un excellent sens tactique. Bref, pas la perfection mais pas loin quand même.

  4. Rodgeur est bel et bien le meilleur joueur de tous les temps parce que le plus brillant. Argument subjectif à 100 % mais incontestable aux yeux de (quasi) tous.

  5. Bonjour Patrick,
    effectivement il est toujours bon de relativiser et de mettre les choses en perspective. Je suis d’accord, comparer pour comparer, cela n’a pas beaucoup de sens, comme cela n’a pas de sens de faire un parallèle entre le tennis féminin et masculin. Mais l’on peut affirmer que le tennis masculin suscite plus d’engouement que le féminin et que Federer déchaîne les passions comme nul autre joueur. Cela n’est sans doute pas le fruit du hasard….. Vous regrettez que les Williams ne bénéficient pas de la même « aura » que Federer? D’un point de vue tennistique je ne peux que vous rejoindre, elles sont tout bonnement exceptionnelles. Mais les personnages, à l’inverse du Suisse, sont clivants. Et je pense que le tennis étant également un show, un jeu pour divertir le bon peuple, l’on ne peut dissocier l’aspect public de l’aspect sportif. …. Personne ne fera jamais l’unanimité mais n’est-ce pas incroyable que d’y tendre? N’est-ce pas finalement le plus grand exploit de Roger Federer?

  6. Patrick,

    Je dirais que l’imprefection de Federer rajoute en fait a son cote humain et constitue cette petite touche supplementaire qui fait son universalite.

    En ce qui concerne ses stats de confrontations negatives avec Rafa, oui, c’est indeniable c’est un gros moins. Mais ceci dit si Rafa est l’adversaire principal de Roger pour le titre de plus grand, il semble indeniable que Federer laisse quand meme globalement des stats plus impressionantes encore.

    Meme a Roland Garros, Federer est le deuxieme joueur ayant remporte le plus de matchs de l’histoire du tournoi. Nadal est loin d’etre aussi proche de Federer sur Gazon ou sur dur. En gros, seul Rafa a empeche Roger de gagner a Roland, alors que bcp d’autres joueurs ont empeche Rafa de gagner a Wimbledon ou en Australie.

    Apres, le vrai point, qui semble difficile a accepter pour bcp de gens de nos jours, est que chercher a identifer Le plus grand joueur de l’histoire n’a tout simplement pas de sens. Ce sont deux champions incroyables avec des qualites uniques.

  7. Insulter quelqu’un pour ses opinions sur le tennis ? On croit rêver … . Vive internet.
    Sur Federer, j’aimerais approfondir 2 points soulevés par Patrick. Certes Roger bénéficie du forfait ou de la méforme des autres membres du fameux Big Four. Mais c’est comme dans un tableau de tennis: quand il s’ouvre, il faut en profiter. Et diable qu’il a su prendre sa chance. C’est vrai que la concurrence actuelle est un peu faible pour lui, mais ce n’est que récent. Et beaucoup de numéros 1 mondiaux et vainqueurs de GC ont bénéficié de périodes de faible concurrence. Je pense par exemple à Hewitt par exemple qui a évolué entre la fin de l’époque Sampras et Kuerten et le début du régime de sa majesté Federer. Par ailleurs, Santoro disait l’autre chose que Federer était dans le top 4 des joueurs actuels de TB, mais que la présence du meilleur joueur de TB de tous les temps l’a privé sans doute d’au moins 2-3 titres à RG. Donc l’argument va dans les 2 sens.
    Sur la diversité des jeux, je rejoins parfaitement Patrick. Moi aussi j’adore les joueurs avec des styles différents. Vive aussi Berasategui, Santoro, Gene Mayer et même Brad Gilbert. C’est aussi grâce à eux qu’on aime le tennis. Je pense que le tennis deviendrait même ennuyeux s’il n’y avait que des Federer.

    • Mais on est bien d’accord, je suis le premier à écrire que le tennis est une affaire d’opportunité. Je faisais juste référence aux soeurs Williams pour lesquelles on ne cesse de dire qu’elles se maintiennent parce que, soi-disant, le tennis féminin est faible. J’ai dû mal me faire comprendre 😉

      • On est effectivement sur la même longueur d’ondes Patrick :-). Contrairement auxWilliams, pour Federer, ce serait difficile d’argumenter que ses 20 titres ont été dus parce que la concurrence était faible. C’est plutôt le contraire. Et de toute façon, les joueurs ne sont quand même pas responsables de l’opposition. Même si une forte concurrence les obligent à progresser sans cesse.

  8. Ben non, en effet, il n’est pas nécessaire de comparer pour savourer…

    Certains disent que Jésus aimait tous ses apôtres mais en préférait certains :-)…

    Les fans de tennis ont le droit aussi d’avoir des préférences et chacun les siennes… en espérant que cela ne les empêche pas d’aimer un maximum d’autres joueurs.

    Et ce n’est pas parce que je préfère un joueur (bon, je l’avoue, Roger Federer est mon joueur préféré…) que cela en fait dans l’absolu le meilleur de tous les temps…

    Merci de relativiser, cher Patrick. C’est important.

    Roger, d’une certaine façon a peut-être aussi cherché à le faire sur son compte Twitter… donc, je termine en le citant:

    « It’s been a long road, and sometimes windy, but feels surreal to be back at the top. I’m just happy to be healthy and playing tennis every day « 

  9. Pour les époques, je suis relativement d’accord. Il est arrivé au moment idéal où les champions étaient jeune et est encore là quand les champions sont plus vieux donc c’est assez idéal pour réaliser un palmarès qui sera dur à égaler.

    Par contre je ne vois pas pourquoi l’absence des autres “big4” du circuit devrait être précisée, car ça sous-entend diminuer l’exploit d’une premiere place (a qui que ce soit). Nadal a fini premier de peu l’an dernier mais Federer avait manqué toute la saison sur terre battue, et ça n’a pas besoin d’être précisé car, contrairement à Nadal, Federer n’avait pas le physique pour tenir la saison entière. Mais il prend mieux soin de lui et se préserve mieux donc il a moins de blessure de longue durée. Ça fait partie du sport et du classement. Goffin était en demi-finale du Masters l’an dernier mais wawrinka, nishikori, djoko, murray,… étaient absents. N’empeche qu’il est 7eme au monde et c’est cool. Pareil pour Nadal et Federer, que “tout” le monde croyait finis.

    Sinon tu as une piste de pourquoi les joueurs tiennent plus longtemps? Avancées de la médecine sportive?

  10. Bonjour Patrick,

    Je me souviens très bien de cet article que vous aviez écrit à l’époque et dont je m’étais étonné qu’il ait été retiré peu de temps après sa publication. Vous avez reçu des insultes, vraiment ? C’est ridicule et hallucinant ! Comment une personne A peut-elle insulter une personne B en raison d’une divergence de vues sur un sujet qui ne les concerne personnellement ni l’une ni l’autre, et qui est de surcroît aussi trivial et futile qu’un champion de tennis ? Cela n’a tout simplement pas de sens !

    Pour ma part, je suis moi aussi un grand fan du tennisman hors normes (je ne parle pas de l’homme, que je ne connais nullement) qu’est Roger Federer, qui est l’un des rares sportifs capables de me faire rêver devant mon écran de télévision. Ce qui ne m’empêche pas de lui préférer d’autres joueurs à certains égards (Djokovic est bien plus prompt que Federer à applaudir les beaux coups de ses adversaires, je trouve), ni de dire que je ne suis pas d’accord avec le traitement de faveur dont il bénéficie, au même titre que d’autres as de la raquette, lors des tournois du Grand Chelem (système de têtes de série dont je prône la suppression + programmation quasi systématique en night session, lorsque la chaleur de la journée est bien retombée).

    Sur ces considérations, merci d’avoir republié cet article et félicitations à Roger pour avoir reconquis l’Everest tennistique !

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