Réflexions post-australiennes

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Belgian Joachim Gerard poses with the winner trophy after winning a tennis match between Belgian Gerard and British Hewett, the finals of the men's singles wheelchair competition of the 'Australian Open' tennis Grand Slam, Wednesday 17 February 2021 in Melbourne Park, Melbourne, Australia. BELGA PHOTO PATRICK HAMILTON

Au lendemain de l’Australian Open, voici quelques réflexions très personnelles.

GRAND CHELEM BELGE TRES DECEVANT

Je sais que les victoires de Joachim Gérard en fauteuil et d’Elise Mertens en double dames ont mis du baume au cœur mais je ne vais pas y aller par quatre chemins : si Goffin avait été loin dans le tournoi, les médias n’auraient pas fait autant de tapage autour de ces succès.

Que l’on me comprenne bien, je suis le premier à saluer les perfs de Jo – et je n’ai pas attendu qu’il gagne un Grand Chelem pour ce faire – et je salue chaque fois que je peux les résultats en double des joueurs et joueuses belges, mais je suis bien placé pour savoir que, hélas !, ces deux disciplines intéressent vraiment très peu le grand public. D’ailleurs, quand je faisais des directs commentés de double ou de Jo, il n’y avait qu’une poignée de vrais fans qui me rejoignaient.

Les perfs de Joachim et d’Elise sont donc magnifiques mais elles ne me permettent pas de dire que le bilan belge est positif.

Elise a certes été en huitièmes de finale mais, très franchement, vu son état de forme, elle pouvait revendiquer un meilleur résultat.

J’ai déjà dit ce qu’il y avait à dire sur la défaite de David mais chacun conviendra qu’un premier tour n’est pas à la hauteur des espoirs d’un joueur du Top ni de ses fans (lire post précédent).

Pour le reste, seule Alison Van Uytvanck a passé un tour, les 4 autres Belges s’inclinant d’entrée.

Idem pour la paire de double Gille et Vliegen.

Bref, oui, Joachim et Elise méritent tous les deux un énorme coup de chapeau mais je reste sur ma grande faim.

LES SECONDS COUTEAUX EN FORME

Par contre, si on descend de quelques niveaux, je dois bien dire que les « seconds couteaux » belges ont profité de cette quinzaine pour se mettre en évidence.

Ruben Bemelmans a retrouvé le chemin de la victoire au Challenger de Cherbourg om il s’est tout bonnement imposé en finale face à Lukas Rosol. Un succès qui lui a permis de retrouver ce lundi le Top 200.

Toujours à Cherbourg, Michael Geerts a gagné ses premiers matches en tournoi Challenger. Il s’est incliné de justesse devant… Ruben Bemelmans et est revenu ce lundi à son meilleur classement (347e place qu’il avait déjà atteinte en 2019.

Gauthier Onclin a aligné deux finales en M15 de suite, gagnant la première et s’inclinant à la deuxième. Il est 603e ce lundi – son meilleur classement – et sera 577e lundi prochain. Pour rappel, il faut attendre une semaine pour que les points des Futures soient comptabilisés.

Sorti des qualifs, Arnaud Bovy a pour sa part été en finale à Sharm El Shiekh avant de battre Zizou Bergs dans la foulée. Il a malheureusement été contraint à l’abandon par la suite. Mais Arnaud est aujourd’hui 571e mondial, à une place de son meilleur classement.

En dames, Maryna Zanevska a enchaîné une finale et un quart de finale (abandon) en 25.000 dollars. Ce qui lui vaut d’être 228e mondial, un classement plus en rapport avec le niveau de celle qui fut tout de même 105e mondiale.

A noter aussi la belle demi-finale de Marie Benoit au 25.000 de Grenoble. Elle s’était extirpée des qualifs avant de gagner trois matches. Elle est ce lundi 231e mondiale, à trois positions de la 228e place qu’elle a occupée en septembre 2020.

Magali Kempen s’est également mise en évidence, gagnant une finale et un quart de finale à Sharm El Sheikh. Elle se rapproche à nouveau du Top 400.

Quant à Sofia Costoulas, elle a été en finale à Sharm El Sheikh (battue par Kempen) et au 2e tour au même endroit la semaine dernière. Elle est désormais classée à la WTA et occupe la 1110e position.

Je pourrais en citer d’autres mais voilà déjà un joli tir groupé qui rappelle qu’il est parfois nécessaire de regarder plus bas dans les tournois pour apprécier le niveau d’un tennis national.

DJOKOVIC INTOUCHABLE

Au niveau international, je citerai Novak Djokovic qui a été intouchable alors que l’on pensait que Daniil Medvedev, du haut de ses 20 victoires de rang, allait lui poser des problèmes. Il n’en fut rien, le Serbe s’imposant en trois petits sets.

Il remporte ainsi son 18e titre du Grand Chelem.

Vous savez que je déteste évoquer le dossier du meilleur joueur de l’histoire car je trouve ce titre sans intérêt car on ne peut pas comparer les époques.

Par contre, ce qui est certain, c’est que le trio magique Federer, Nadal et Djokovic a marqué à jamais l’histoire de leur sport. Ces trois joueurs plus ou moins contemporains, ont chacun gagné plus de tournois que Pete Sampras, qui détenait le record de victoires en Grand Chelem (14) avant leur apparition.

C’est tout bonnement extraordinaire car si on imagine un instant qu’un seul de ces trois joueurs n’aie pas existé, cela aurait mené les deux autres vers une trentaine de titres en Grand Chelem.

Magnifique période que nous vivons-là.

J’ai aussi une vraie pensée pour Serena Williams qui reste bloquée à 23 titres, elle qui aimerait tant (et qui mériterait tant) d’égaler le record de 24 titres majeurs détenu par Margaret Court.

Plus les mois passent, moins elle a de chances d’y arriver. Et ce, malgré le fait que le tennis féminin se cherche toujours une dominatrice totale que pourrait bien devenir Naomi Osaka.

1 COMMENT

  1. en tout cas merci de ne pas parler de notre hautaine et anti sportive Bonaventure qui n’arrête pas de se plaindre et de faire sa pauvre en plus de dire qu’elle joue top 50. En sachant que depuis la reprise du mois d’août 2020 elle n’a gagné que 5 matches pour 7 défaites — et le comble en gagnant tellement d’argent grâce à un US Open dévalorisé avec un cut jamais si bas et repêchée à l’AO.
    Elle perd quand même contre 167/275/249/136/228/114 et 271 la semaine dernière dans un comme elle dit – minable – 25.000K

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