Qui est donc Ysaline Bonaventure?

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09/02/2015 - Antwerpen - BNP PARIBAS FORTIS DIAMOND GAMES - Qualifying match - Ysaline BONAVENTURE ©Philippe Buissin / IMAGELLAN

A 18 ans, elle est tout simplement la deuxième joueuse francophone à la WTA. La première, si on estime que Tamaryn Hendler est asexuée linguistiquement 🙂

Née à Stavelot en août 1994, Ysaline connaît un bon début de saison avec quelques résultats intéressants en 10.000 dollars. Je l’ai contactée au lendemain du Laetare, oubliant sans doute qu’à Stavelot, on ne se lève pas tôt le mardi …

Bonjour Ysaline, pas trop dur ?

Ysaline Bonaventure: (Rires), non cela va mais je suis de Stavelot donc, oui, j’aime bien prendre part aux festivités du Laetare quand je ne suis pas en tournoi.

Allez, parlons tennis. Quand avez-vous commencé à jouer ?

J’avais six ans et j’ai commencé à jouer à Fayen Bois avec Yves Beckers. J’ai assez rapidement été repérée et j’ai pris part aux rassemblements AFT les mercredis et samedis.

Mais vous n’avez jamais été pensionnaire du Centre AFT ?

Non, j’étais pressentie pour y entrer mais, quelques semaines avant la rentrée, j’ai disputé un très mauvais championnat de Belgique. Je devais avoir 13 ou 14 ans et, donc, je n’ai pas été sélectionnée. C’est à ce moment que j’ai rejoint la structure de Noëlle Van Lottum, aux Pays-Bas.

Par la suite, l’AFT ne vous a plus jamais proposé de rejoindre le Centre de Mons ?

Si, mais j’ai refusé, j’avais un peu la sensation d’avoir été jetée de l’AFT et, en plus, je me sentais bien dans la structure de Van Lottum où je m’entraîne toujours.

A quel rythme ?

Je vais aux Pays-Bas, à La Haye, du lundi au vendredi et, quand je suis en Belgique, c’est Didier Jacquet qui s’occupe de moi, au club de Fayen Bois.

Ou en êtes-vous au niveau des études ?

J’ai passé ma cinquième secondaire dans une école hollandaise et je compte suivre les cours de sixième.

Il semblerait qu’un déclic se soit produit il y a quelques mois et, depuis le début de l’année, vous réussissez d’assez bons résultats avec, entre autres, une finale en 10.000 dollars. Que s’est-il passé ?

A la fin de l’année dernière, je me suis dit qu’il était temps que les progrès arrivent.

Vous n’étiez pas motivée avant ?

Ce n’est pas un problème de motivation mais, en fait, j’aime faire beaucoup de choses et, donc, je n’étais pas focalisée uniquement sur le tennis. Maintenant, j’essaye de me consacrer uniquement à mon sport. Et, depuis le début de l’hiver, je peux dire que cela fonctionne plutôt bien.

Quelles sont vos forces ?

La vitesse de balle, je joue balle montante. Je joue assez vite du fond de terrain.

On dit que le mental est votre faiblesse…

Cela va beaucoup mieux depuis cet hiver et j’ai d’ailleurs recours à un coach mental.

Quel est votre objectif tennistique ?

J’aimerais être professionnelle mais je ne me fixe pas pour le moment d’objectifs en termes de classement mais il est clair que j’aimerais être dans les quelques années à venir dans le Top 300. Je vais encore joué des 10.000 dollars mais j’aimerais assez vite passer dans les 25.000, au moins à partir de l’automne prochain. Quand je vois où sont arrivées certaines filles avec lesquelles je jouais en jeunes il y a quelques années, je me dis que je peux y arriver.

Vous êtes la première ou deuxième joueuse francophone à la WTA, comment expliquez-vous la faiblesse du tennis féminin francophone ?

Je n’ai pas d’explications mais ce que je sais, c’est que la quasi-totalité des joueuses avec qui je jouais en catégorie d’âge ont arrêté aujourd’hui.  C’est bizarre, en tous les cas, car, du côté de la VTV, la relève est là.

Vous jouez encore des tournois de Dames 1 ?

Non, cela fait quatre ans que je n’en ai plus joué. Cela ne sert à rien.

Dites-moi, s’entraîner comme vous le faites, à l’étranger, coûte cher. Comment parvenez-vous à joindre les deux bouts ?

Mon papa m’aide beaucoup et je joue les interclubs dans quatre pays différents (Belgique, Allemagne, Pays-Bas et France) afin de pouvoir payer les frais liés à mes entraînements.

L’AFT vous aide financièrement ?

Non, je ne reçois rien du tout de l’AFT.

Quel est le métier de votre papa ?

Il est dans le domaine bancaire.

Vous venez d’une famille de tennsimen ?

Non, la famille est plutôt basket, mon père et mes frères jouent à un assez bon niveau.

Sa bio: http://www.lesoir.be/tennis_belge/index.php?page=joueur&jId=ROS_0000000142

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