O Capitaine, mon capitaine

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epa05769290 Belgium's Steve Darcis (L) celebrates with Belgian Davis Cup team captain Johan van Herck (C) after winning his singles match against Germany's Philipp Kohlschreiber at the Davis Cup World Group first round tie between Germany and Belgium in Frankfurt Main, Germany, 03 February 2017. EPA/JOERG HALISCH

Voilà. C’est tout ce que je dirai aujourd’hui.

Cette victoire, ce magnifique succès, cette incroyable qualification pour les quarts de finale, ce n’est pas le fait d’un homme, d’un gladiateur.

Qui a été exceptionnel. Mais peut-on dire d’un gars qui répète à l’envi les exploits qu’il est exceptionnel puisque l’exception constitue pour lui la règle?

Ce n’est pas le fait d’une paire de double sidérante, même si, en battant les frères Zverev elle est quasi entrée dans l ‘histoire du tennis belge.

Non, cette victoire, cette qualification pour les quarts est venue d’un groupe. D’un staff.

Attention, pas uniquement le groupe qui était à Francfort. Non, un groupe qui s’est construit depuis des années, avec les joueurs précédents, avec les capitaines précédents, avec les staff précédents.

Mais voilà, la force de Johan Van Herck c’est d’avoir crié haut et fort: ‘on peut aller au bout ».

Il y a été, quasi, en 2015, menant son équipe en finale suite, il est vrai, à quelques défections notables.

Mais, après 2015, il a re-dit, toujours avec force: « on peut le faire à nouveau ».

Et, quand David Goffin a signalé qu’il renonçait, le même Van Herck a dit, hurlé: « nous sommes forts, nous sommes une équipe, nous pouvons gagner. »

Il l’a dit.

Il l’a fait.

Non.

Il l’a dit.

Ils l’ont fait.

L’équipe, le staff, les supporteurs (magnifiques!), les joueurs bien entendu.

Et David Goffin, aussi.

Ben oui, David Goffin.

Car, sans David, l’équipe ne serait pas dans le Groupe Mondial.

Oui, ok, il n’est pas venu en Allemagne, mais doit-on pour autant oublier tout ce qu’il a fait pour cette équipe qu’il n’a jamais abandonnée?

Non, bien entendu.

Steve Darcis l’a dit, d’ailleurs, après son incroyable doublé: « nous pouvons être encore plus forts. »

Une équipe, c’est un groupe qui peut, même en l’absence de son ténor, se transcender.

Une équipe, c’est un groupe qui est géré par un esprit, par un capitaine.

Une équipe, c’est ce que nous avons vu à Francfort. Qui a battu quatre individus non concernés, même les deux frères.

Une équipe, ce sont ces gars-là, les joueurs, je l’ai dit, mais aussi le kiné, les coaches, le cordeur.

Une équipe, c’est le capitaine.

Une équipe, c’est la Belgique qui y croit.

Alors, oui, c’est tout ce que je dirai: Oh Capitaine, mon capitaine.

 

6 COMMENTS

  1. Fantastique Steve !
    Il me semblait que des victoires en Coupe Davis donnaient droit à quelque points ATP ?
    40 par victoire avec max de 80 en « first round » ?
    Ca n’a plus court ?

  2. Oui, n’importe quoi cette polémique. Faut bien vendre du papier et/ou se faire remarquer…
    Et même si David fera ce qu’il estime devoir faire, il faut bien dire que la victoire de l’Italie tombe bien. Le déplacement Miami/BE est bien moins compliqué qu’Australie/ALL, et de plus la saison européenne sur TB débute par la suite.
    Sinon ce w-e j’ai été malade. Et bien cela m’a permis de vivre à mon aise ce w-e d’exception dans mon canapé.
    Pour le double, j’espère que Bemelmans et De Loore sauront mettre la même intensité dans les petits tournois (et monter au ranking) maintenant qu’ils vont plus jouer ensemble. Car le niveau déjà affiché, et la place à l’amélioration (surtout en terme d’automatismes) qu’il reste est franchement plein d’espoir.
    Bravo et merci à toute l’équipe (au sens large) !

    • « Faut bien vendre du papier et/ou se faire remarquer… ». Dans le cas présent j’opterais clairement pour l’option #2 :-).

  3. Vous avez raison Patrick; c’est une magnifique victoire de toute l’équipe, dont David fait évidemment intégralement partie. J’ai personnellement très peu apprécié la polémique gratuite créée ce week-end à propos de l’absence de ce dernier dans une soit disante lettre ouverte. On peut déjà disserter sur le fonds, mais que dire du timing? En tout cas, bravo à tous et espérons que David soit disponible en avril. Et s’il ne l’est pas, c’est qu’il aura très bien joué à Miami, ce dont nous devrions tous nous réjouir, sans polémique.

  4. Magnifique rencontre des Belges.
    Ils ont enchainé trois petits exploits !
    C’est exactement pour ce genre de rencontres que la coupe davis est une compétition formidable.
    Bravo à vous !

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