Les (très) mauvaises stats 2019 de Goffin

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Goffin's coach Thomas Johansson, Darcis' coach Thierry Van Cleemput, Goffin's father Michel and Goffin's girlfriend, Stephanie applaud to back up DAvid Goffin at the fourth round game of the men's singles between Belgian David Goffin (ATP 11) and Canadian Milos Raonic (ATP 7) at the 2016 Wimbledon grand slam tennis tournament at the All England Tennis Club, in southwest London, Britain, Monday 04 July 2016. BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE

Battu par le modeste Salvatore Caruso, 168e mondial, David Goffin aligne les mauvaises statistiques en ce début de saison 2019.

Bon, on ne va pas se mentir: cela ne va pas bien, mais alors pas bien du tout pour David Goffin.

Depuis le début de l’année, il n’a joué que 13 matches et n’en a gagné que 6.

Voici la liste, avec le classement du joueur au moment du match:

Doha, 1e tour: Berankis (117) – Goffin 3-6 6-4 7-6

Melbourne, 1e tour: Goffin – Garin (82) 6-0 6-2 6-2

Melbourne, 2e tour: Goffin – Copil (61) 5-7 7-5 6-2 6-4

Melbourne 3e tour: Medvedev (16) – Goffin 6-2 7-6 6-3

Montpellier, 1e tour: Goffin – bye

Montpellier, 2e tour: Krajinovic (72) – Goffin 6-4 6-4

Rotterdam, 1e tour: Monfils (33) – Goffin 7-6 7-5

Marseille, 1e tour: Goffin – Bye

Marseille, 2e tour: Goffin – Paire (58) 6-2 6-3

Marseille, 3e tour: Goffin – Simon (31) 6-2 6-4

Marseille, demi: Tsitsipas (12) – Goffin 7-6 6-2

Indian Wells, 1e tour: Goffin – Bye

Indian Wells, 2e tour: Krajinovic (82) – Goffin 6-3 6-3

Phoenix, 1e tour: Goffin – bye

Phoenix, 2e tour: Goffin – Carballes Baena (111) 6-1 6-4

Phoenix, 3e tour: Goffin – Ruud (94) 7-6 7-6

Phoenix, quart: Caruso (168) – Goffin 2-6 6-3 6-2

Cette défaite face au 168e mondial est la plus sévère depuis celle enregistrée en juillet 2017 à Umag quand David avait été éliminé en quart de finale par Ivan Dodig, alors 397e mondial.

C’est la deuxième fois cette année que David est battu par un joueur classé au-delà de la 100e position mondiale, la première remonte au premier match de l’année lorsque le Belge s’était incliné face à Berankis.

Mais le chiffre le plus interpellant n’est pas là, il est à trouver dans le classement de la Race, soit le classement qui ne tient compte que des résultats de la saison 2019. Là, David sera… 70e mondial lundi alors qu’il retrouvera la 20e place au classement ATP.

Pour rappel, le classement ATP est le classement moyen obtenu en fonction des meilleurs résultats des 12 derniers mois. Le classement de la Race étant celui qui donne la valeur du joueur par rapport à ses collègues au cours de la période ayant commencé en début de saison.

Cela me fait mal de l’écrire mais la valeur réelle actuelle de David est clairement plus proche de son classement à la Race que de son classement à l’ATP.

Y a-t-il pour autant péril en la demeure?

A très court terme, pas vraiment. David avait en effet été battu dès son entrée en piste à Miami en 2018 où il n’a donc que 10 points à défendre.

C’est à partir de mi-avril que les choses vont se compliquer, du moins au niveau des points à défendre: 180 à Monte Carlo, 180 à Barcelone, 90 à Madrid, 180 à Rome.

L’enjeu de cette pré-saison de Roland Garros sera précisément de retrouver quelques couleurs et, dans le même temps, de conserver un classement lui permettant d’être tête de série à Paris (32).

Si David ne l’était pas, il risquerait évidemment gros…

Mais on n’en est pas là, en tennis, il suffit parfois d’un match pour rebondir. Un match gagné aux forceps face à un joueur du top, par exemple. Et puis, même si ce déclic ne survenait pas à Miami, on peut espérer que le retour sur terre lui redonne envie.

Envie et, donc, confiance.

Mais surtout envie…

Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions de ces deux mois et demi mais Johansson doit aujourd’hui arrêter de dire que tout va bien, comme il l’a confié à la DH en début de semaine.

Non, tout ne va pas bien, loin de là, même, les chiffres ci-dessus en témoignent.

Je reste (un peu) confiant mais cette confiance risque de s’éffriter si David et son staff restent dans ce discours lisse comme l’est encore trop souvent l’attitude de David sur le terrain.

Alors que Thierry Van Cleemput a retrouvé le Centre AFT de Mons, il serait bon que le Phoenix Goffin renaisse de ses cendres.

4 COMMENTS

  1. En fait plus qu’une baisse importante de niveau, c’est l’irrégularité qui me semble être la caractéristique essentielle de cette année. Il n’a pas si mal joué en Australie, Medvedev était assez fort. Il n’a pas mal joué à Marseille et ici à Miami. Le reste était effectivement mauvais (pour lui). Ici à Miami, c’est dommage de n’avoir pas pu profiter de l’ouverture du tableau en passant Tiafoe mais soit. Je pense que sur la durée il va revenir dans le top 15. Il devrait jouer peut-être un peu plus des ATP 250, car en programmant sa saison comme quand il était top 10 ou top 15, il est tout de suite dans des gros tournois sans statut protégé. J’aurais peut-être programmé actuellement un Marrakech ou un Munich plutôt que l’enchaînement compliqué Monte Carlo -Barcelone-Rome-Madrid.

  2. Le voilà qui vient d’empocher une première victoire « sérieuse » en 2019 contre le numéro 16 mondial. Il s’est enfin vengé de Roland Garros, c’est bon pour le moral. Certes, c’est en grande partie de la faute de David si Cecchinato est 16e, mais pas entièrement.

    Je ne pense pas que David soit plus proche de son classement à la race qu’à l’ATP… ça me semble un peu rude comme jugement. Il perd tellement de temps et d’énergie à chaque blessure… Le fait qu’il fonctionne comme une machine de haute précision a pour conséquence un temps plus long que la moyenne pour revenir à son niveau à chaque coup dur (il doit non seulement revenir physiquement, mais aussi recalibrer la machine en question).

    En raisonnant de la sorte, je situerais son niveau à moyen terme (disons dans 1 à 2 mois) entre sa 7e place obtenue quand tout allait bien et sa 20e place actuelle. Bien sûr, je peux me tromper. On verra à l’autopsie…

    • Attention Renaud, si le parcours de David à Miami est meilleur il ne faut pas se laisser avoir par le classement de Cecchinato. Qui est certes 16e mondial à l’ATP mais qui est en fait 32e à la Race.

      • Bien sûr Patrick. Ceci dit, la Race pour l’instant, c’est presque exclusivement des tournois sur dur. C’est seulement ce mois-ci que l’italien va commencer à être dangereux. La saison dernière, ses points de Roland lui ont donné des tickets d’entrée pour tous les gros tournois en tant que tête de série, mais hors terre battue il n’en a rien fait.

        Toujours est-il que le simple fait de le battre doit forcément faire du bien. J’ai toujours la rage quand je repense à ce huitième de finale horrible de Roland l’année passée… Un point sur deux, Goffin faisait ce qu’il voulait, et le point d’après, c’était la faute directe.

        Je ne sais pas s’il va bazarder 2019 comme il a bazardé 2018, ce que je sais c’est qu’il n’a pas encore fait la saison parfaite. 2017 c’était fabuleux, mais c’était aussi l’année de la bâche. Bon, c’est déjà râpé pour 2020, mais j’ai l’impression qu’il ne manque pas grand chose pour que la machine tourne à nouveau à plein régime… Jusqu’à se qu’il se prenne une balle dans l’oeille, qu’il se fasse attaquer par un rapace affamé qui passait par là, ou que sais-je encore…

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