La saison sur gazon : Quel bonheur! (par Dominique Monami)

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S’il y a bien une saison que je préfère, c’est celle sur herbe! Toute petite déjà, je jouais dans le jardin et tapais des balles comme si j’étais à Wimbledon. Je me souviens plus des matches de Chris Evert Lloyd à Wimbledon que de ceux à Roland Garros. J’ai toujours trouvé ce tournoi mythique et, dès mon plus jeune âge, je rêvais déjà d’y participer.


La saison sur gazon commence immédiatement après Roland Garros. Certains passent directement de l’un à l’autre mais, la plupart laisse passer une semaine afin de se préparer physiquement. Jouer sur terre et sur gazon, ce n’est en effet pas la même chose et certainement pas en terme de rebond! C’est pour cela que les Espagnols et Sud-Américains n’étaient pas très friands du gazon car le rebond est plus bas et que leur lift est moins percutant… Je dis n’était car, depuis quelques années, le gazon n’est plus le même et les spécialistes de la terre sont moins perdus…
Personnellement, mon jeu est fait pour le gazon puisque je joue à plat. C’est pour cela que j’ai toujours bien joué lors des tournois sur herbe. Une finale à Eastbourne (perdu en finale contre Julie Halard) et 2 huitièmes de finale à Wimbledon (perdu contre Nathalie Tauziat et Arantxa Sanchez). Ce que j’aime aussi, ce sont les fameuses traditions anglaises. La tenue blanche obligatoire, le tea time à 16h et les fraises accompagnées de crème fraîche, sans oublier le fameux Pimm’s comme apéro. C’est le seul tournoi dans l’année où les joueurs sont obligés de revêtir des tenues blanches et je trouve cela très chouette. Ok j’aime bien les couleurs mais cette harmonie de blanc a également son charme.

A Wimbledon, tout est structuré. Que ce soit les files pour rentrer dans le stade, pendant les matches et surtout la « fameuse file » pour ceux qui restent dormir la nuit afin d’acheter l’un des derniers tickets mis en revente. Ce qui m’a aussi toujours épatée, ce sont les vestiaires organisés en fonction du classement mondial. De mon temps, il y en avait trois. Vous aviez sur votre badge le n° de votre vestiaire. Mieux vous étiez classé, mieux était votre vestiaire.
A l’époque où j’étais tête de série (16 premières joueuses mondiales contrairement aux 32 d’aujourd’hui), je pouvais rester dans le vestiaire des membres (les ‘Members’). Ce vestiaire était luxueux, cosy, mais surtout vous étiez chouchoutée par les deux dames qui étaient responsables de ce vestiaire.

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1 COMMENT

  1. J’espère que vous aurez eu la chance de voir Kirsten Flipkens battre Garbine Muguruza à Mallorca, sur gazon, en 2 sets. 6-3 6-4
    Superbe relâchement au service, un slice qui a beaucoup ennuyé son adversaire, des amorties réussies et le jeu de jambes qui va avec : tout y était alors qu’elle s’était faite breaker d’emblée.
    Tout le contraire du tennis vu à RG contre Alizé Cornet où elle avait montré qu’elle n’avait pas envie d’être là.

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