Kimmer Coppejans: « J’aime bien être qualifié de grand espoir du tennis belge »

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06/03/2016 - LIEGE- Davis Cup Belgium vs Croatia - MATCH5 - Kimmer COPPEJANS vs Borna CORIC ©Philippe Buissin/ IMAGELLAN

Photo BelgaA 19 ans et quelques mois, Kimmer Coppejans est sans aucun doute l’un des grands espoirs du tennis belge. Il a été numéro 1 mondial juniors et vient de remporter trois succès en Futures, se rapproche du Top 500 et rêve du Top 100 (mais en réalité du Top 20). Aujourd’hui, au classement ATP, il est le 13ème mieux classé des moins de 20 ans. Interview.

C’est dans un français excellent que Kimmer a répondu à mes questions. J’ai eu l’occasion de lui parler à deux ou trois reprises et, chaque fois, il m’a bluffé par sa gentillesse, sa maturité, son humilité (humilité réaliste car il connait sa valeur) et, aussi, son intelligence. Hier, alors qu’il venait de terminer sa journée au 10.000 ostendais (victoires en simple et en double plus barbecue :-), je me suis entretenu téléphoniquement avec lui. En fait, je voulais vous le présenter alors qu’il dispute le Future de sa ville.

Bonsoir Kimmer. Le barbecue était bon?

Kimmer Coppejans: (Rires) Oui, excellent.

Dites-moi, pour les visiteurs de mon blog qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous nous dire quand et pourquoi vous avez commencé à jouer au tennis?

J’avais 5 ans quand j’ai commencé au Tennis Club d’Ostende, le club de ma ville. J’ai commencé parce que mes parents jouaient régulièrement.

Ils jouaient bien?

(rires légers). Euh, non, on ne peut pas dire cela. Le mieux classé a été C15,4 pas plus…

Quel a été votre parcours ensuite?

Je suis resté à Ostende jusqu’à mes 9 ans, puis j’ai été à la fédération flamande (VTV) jusqu’à 11 ans. Ensuite, je suis passé par Bruges et, depuis quatre ans, je m’entraîne à Maaseik, avec Robert Devries, le papa d’Ann Devries  (ndlr: ex Top 100 et capitaine de Fed Cup), son frère Tom et Andy Minguet.

Pourquoi avoir quitté la VTV?

A 11 ans, j’étais le troisième de ma catégorie d’âge et ils n’avaient que deux places. Ce n’est pas moi qui suis parti, c’est eux qui ne pouvaient plus me garder. Un an plus tard, ils m’ont proposé de revenir mais j’étais bien où j’étais et je ne suis pas revenu.

Mais vous êtes en bons termes avec la VTV?

Oui, aucun problème, ils me soutiennent d’ailleurs financièrement et je pars parfois avec eux. Tout se passe très bien.

Quand avez-vous arrêté vos études secondaires?

Après la troisième. Puis, j’ai suivi des cours au Jury Central mais je dois bien avouer que je n’ai plus ouvert mes cours depuis assez longtemps (rires).

Que faites-vous quand vous ne jouez pas au tennis?

Un de mes grands plaisirs, c’est de regarder des Mangas avec ma famille et j’adore aussi suivre des séries télévisées. Sinon, dès que je le peux, je passe du temps avec ma famille.

Une grande famille?

Oui, plutôt. j’ai deux frères (Olivier et Yarick), quatre sœurs (Nancy, laura, Michèle et Danaë).

Ils jouent tous au tennis?

Oui, tout le monde a joué. Mais soit ils ont arrêté tôt, soit ils ont commencé tard.

Quelle est la profession de vos parents?

Mon papa est retraité mais il était directeur de banque. Ma maman travaille dans l’Horeca, dans un établissement situé près de la plage à Ostende.

Quel était votre idole quand vous étiez (encore) plus jeune?

Pete Sampras et, maintenant, Novak Djokovic.

Pas de joueuses?

Euh, non. Non…

Vous souriez?

Disons que je ne suis pas très fan du tennis féminin, ce n’est pas vraiment le même niveau…

Vos premières années juniores ont été correctes sans plus puis, en dernière année, vous avez explosé.

Oui, j’ai disputé trois Futures en début de saison et cela a constitué le déclic. Par la suite, j’ai fait une excellente saison, j’ai gagné Roland Garros, j’ai été en quart de finale de Wimbledon et j’ai gagné le championnat d’Europe. J’ai aussi été numéro 1 mondial.

Votre passage en séniors s’est bien passé?

Disons que l’ambiance en juniors est tout de même meilleure. On connaît tout le monde, ce qui n’est pas le cas en séniors. En Belgique, oui, je connais quasi tout le monde mais les joueurs sont tout de même plus distants. Mais ça va, je n’ai pas de problème.

Parlez nous de vos points forts et faibles.

Mon point fort, c’est sans doute ma mentalité (ndlr: confirmé par l’ensemble des observateurs). Techniquement, je joue très vite et j’ai un meilleur coup droit que revers. Je dois améliorer mon service et mon corps doit prendre de la puissance. En fait, on peut me comparer à David (Goffin), nous avons plus ou moins la même stature.

Comment vous débrouillez-vous financièrement?

La VTV me soutient et Prince me sponsorise. Mes parents m’ont beaucoup aidé aussi, mais, financièrement, maintenant, c’est la VTV et Prince.

Quelle est la constitution de votre team?

Robert Devries, Tom Devries, Andy Minguet pour le tennis, Bart Goyens pour le physique et toute ma famille.

Comment se fait-il que vous parliez si bien le français?

Un de mes entraîneurs, Andy Minguet, ne parle pas le flamand, donc j’ai appris avec lui (rires).

Vous parlez aussi l’anglais, je suppose.

Oui, en effet.

Quel est votre programme après Ostende?

Je fais l’impasse sur le 10.000 d’Eupen. J’enchaîne ensuite avec Coxyde, Jupille, Damme et j’espère décrocher une wild card pour l’Ethias Trophy.

Jouer un tournoi dans votre ville génère-t-il du stress?

C’est particulier en effet car j’habite toujours à Ostende et j’y connais pas mal de monde.

Vous êtes considéré à raison comme l’un des grands espoirs du tennis belge, si pas LE grand espoir, et, donc, on doit vous mettre la pression…

J’aime assez bien ce titre de grand espoir du tennis belge. Cela ne me met aucune pression, au contraire. Je connais mes objectifs et personne ne peut les modifier. Donc, porter ce titre est plutôt agréable.

Quels sont ces objectifs?

Le top 100 dans quelques années.

Vous dites Top 100 mais on sent que vous pensez plus au Top 50, voire au Top 20, non?

(Sourires dans la voix). Oui, peut-être. On verra, si je ne me blesse pas, si tout se passe bien, oui, peut-être….

Et votre rêve?

Le Top 10. Non, en fait, pas le Top 10, mon rêve, c’est d’être numéro 1 mondial.

Si vous deviez choisir un Grand Chelem?

Sans aucun doute Wimbledon. C’est mon préféré.

Son site: www.coppejans.be

 

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