JO: le bronze de Monami et Callens en 2000 à Sydney (2)

0
3599
30/10/2005 - HASSELT - "GAZ DE FRANCE" Tournament- Dominique MONAMI - Els CALLENS - Ivo VAN AKEN - ©Ph. BUISSIN

David Goffin, 8e tête de série!, Kirsten Flipkens et Yanina Wickmayer commenceront ce samedi le tournoi olympique. Il y a seize ans, à Sydney, Dominique Monami (alors Van Roost) et Els Callens remportaient une médaille de bronze historique. Je vais vous proposer une série de trois articles d’ici samedi. Articles publiés dans La Libre Belgique pour laquelle j’étais envoyé spécial à Sydney. On poursuit avec l’article publié après la défaite en demi face aux soeurs Williams, déjà…

Franchement, il ne s’agissait pas d’une mauvaise tactique. C’était assez bien vu de la part des Belges de jouer de la sorte.”

C’est Serena Williams qui s’exprime de la sorte. En connaisseuse, elle reconnaît que le choix tactique de Dominique Van Roost et Els Callens était judicieux.

Ce plan prévoyait de ne pas ouvrir d’angles aux sisters Williams. Sur les deuxièmes balles de service de leur partenaire, Dominique et Els se sont donc placées sur la ligne de fond plutôt qu’au filet, position traditionnelle du partenaire du serveur.

Pendant un temps, cela a fort bien fonctionné, Venus et Serena cherchant manifestement leurs repères dans un schéma de jeu qui n’est guère habituel. Grâce à cette intelligence de placement, les Belges menèrent 3·1, avec un break réussi d’entrée sur le service de Venus. Laquelle se fit encore mener 0·30 sur sa propre mise en jeu.

“Mais là, explique Van Roost, elles ont commencé à jouer le feu. Le but, auparavant, était de ne pas leur offrir de cibles. Non que nous avions peur de prendre une balle dans la figure mais, en nous positionnant au filet, nous leur ouvrions trop le terrain.”

A 1·3, 0·30, donc, les Américaines ont pris les choses en mains et ont commencé à se montrer beaucoup plus agressives. Elles sont donc rapidement revenues au score pour mener 5·3. Venus a alors une fois encore perdu son service mais, derrière, Els Callens fit de même et les Belges s’inclinèrent par 6·4.

“Dans le deuxième set, avouent les deux Belges, nous n’avons plus eu la moindre chance. Elles étaient vraiment trop fortes. Ce n’est pas pour rien qu’elles ont remporté leurs trente derniers matches ensemble.”

Si elles ont perdu, nos compatriotes ont tout de même apprécié la bonne ambiance qui régnait sur le court.
“Chaque fois qu’une Américaine joue, explique Dominique Van Roost, il y a un groupe d’Américains qui ne cessent de faire du bruit. Hier, les Françaises se sont d’ailleurs fort énervées à cause de cela. Aujourd’hui, l’ambiance était différente parce que les Belges présents dans les tribunes ont, eux aussi, commencé à crier. A tel point que les Américains ne savaient plus très bien ce qu’ils devaient faire. De ce point de vue-là, en effet, c’était plutôt plaisant.”

De plus, même si elles ont très clairement tout essayé pour s’imposer, nos deux tenniswomen savaient que les chances de victoire étaient limitées, d’où une pression moindre que celle qui devait être sur leurs épaules ce matin vers 5 heures en Belgique lors de la finale pour le bronze .

“Nous allons essayer de préparer cette rencontre face à Zvereva/Barabanschikova comme toutes les autres. Je ne vois pas pourquoi nous devrions nous comporter autrement. Nous allons donc rentrer au Village, aller chez le kiné et nous reposer.”

Tout en rêvant, sans aucun doute, de médaille et de podium…

NO COMMENTS

LEAVE A REPLY