Interclubs: trucs et astuces pour les (faux) nuls (2 et der)

0
1596
epa05996090 Staff member waters the court as Thomaz Bellucci of Brazil plays against Dusan Lajovic of Serbia during their men?s 1st round single match during the French Open tennis tournament at Roland Garros in Paris, France, 28 May 2017. EPA/TATYANA ZENKOVICH

Allez, plus que quelques jours et ce sera reparti pour les Interclubs. Après vous avoir parlé du vent, du soleil, de la glissade, voici quelques trucs pour votre service (arghhhh le service) et quelques petits conseils aux différents coaches qui vont s’installer sur le banc…

Le service

La compétition génère un stress qui va vous faire commettre quelques fautes que vous ne comprendrez pas. Le plus dur, ce sera au niveau du service et de cette satanée deuxième balle de service.

C’est là que je vous arrête tout de suite. Vous jouez au niveau des non classés, C30.2, voire C30. Si oui, pourquoi faudrait-il que vous frappiez des deuxièmes services? Croyez-moi, concentrez-vous sur une bonne première, sans plus. Pas pour chercher l’ace. Mais pour simplement commencer l’échange relax.

Votre service n’est pas bon? Et alors? Ce qui compte, c’est de mettre de l’intention. Quel que soit votre niveau, au moment de servir, vous devez prendre quelques secondes, bien appuyer sur votre pied d’appui (gauche pour les droitiers, droit pour les autres) et décider vers quelle partie du carré du service vous allez mettre la balle. Je ne dis pas que vous y arriverez mais en mettant de l’intention dans votre service, vous aurez un pourcentage nettement supérieur que vous si vous n’en mettez pas.

Si, tout de même, vous ratez votre première balle, pas de soucis: frappez la deuxième avec une même intention mais en lui donnant un peu de vie. A savoir un peu d’effet. Comme si vous vous brossiez les cheveux d’arrière en avant, de bas en haut.

Sinon, et j’en suis, nombre de joueurs ne présentent (lancent) pas la balle assez haut. Pourtant, plus vous irez chercher la balle haut, plus la fenêtre de passage au-dessus du filet sera grande. C’est d’une logique implacable. N’hésitez pas, dès lors, à vous entraîner à présenter la balle à une hauteur suffisante (un demi-bras plus une raquette est un minimum).

N’oubliez pas que vous présentez (lancez) la balle avec votre « mauvaise » main, à savoir la gauche pour les droitiers et la droite pour les gauchers, il n’est dès lors pas pas anormal que vous soyez assez maladroit. Je sais que l’on a parfois l’air idiot de le faire, mais entraîner sa « mauvaise » main est de bon aloi.

Essayez tout de même de vous entraîner une ou deux fois avant les matches. Comment? Placez un tube dans un coin du carré, puis dans un autre. Pas pour exploser le tube, mais pour le viser. Que la balle suive votre intention. Tout simplement.

Le coaching

Petit conseil aux coaches de fortune qui seront sans doute du même niveau que les autres joueurs de votre équipe. Il est inutile de demander à un joueur de faire des choses qu’il est incapable de faire. Ne demandez pas à un joueur de fond qui n’a jamais réussi une volée de sa vie (mon frère par exemple 😉  de monter au filet.

Par contre, vous pouvez lui donner quelques petits conseils. Déjà, s’il l’est, lui dire que son adversaire est gaucher (beaucoup de joueurs ne s’en rendent pas compte).

Vous devez aussi lui désigner le coup « faible » de son adversaire mais en lui rappelant qu’il ne faut pas sans cesse jouer le coup faible (voir trucs et astuces 1).

Un petit truc: jouer le corps de l’adversaire est souvent très perturbant car ce dernier hésite et qu’en plus, cela ferme le terrain.

Vous pouvez aussi lui rappeler que, à son niveau, jouer balle montante est non seulement compliqué mais aussi inutile et que, à son niveau, toujours, le pourcentage est plus efficace que la flamboyance (ah, ces joueurs qui pensent qu’ils vont être cotés comme le sont les patineurs artistiques 😉

Rappelez-lui, aussi, que ce n’est pas parce qu’il mène 5-2 balles de set qu’il doit desserrer l’étreinte. Samedi, mon capitaine a relâché l’emprise à 5-2 40-15 et… j’ai gagné le set (bon il a gagné le deuxième…).

Et que, aussi, ce n’est pas parce qu’il est mené 2-5 qu’il doit se démotiver. Beaucoup de joueurs – quel que soit leur niveau – ont « peur » de conclure, il faut donc rester dans le match du premier au dernier point.

Mais votre rôle, c’est avant tout de le motiver, d’essayer de le sortir de ses mauvaises passes. A votre niveau, le plus payant est d’essayer de faire sourire ou rire votre joueur aux changements de côté. S’il est dans une mauvaise passe, le faire rire lui permettra de penser à autre chose. Et, souvent, aussi, dites-lui de prendre son temps! Quand on est stressé, on sort de sa routine et on fait tout de manière plus ramassée, plus nerveuse. Le coach est donc là pour calmer le joueur et aller lui chercher de l’eau.

Et de lui rappeler, comme le faisait mon papa, que le tennis se joue « balle par balle », « point après point »…

Bons interclubs à tous.

Et, surtout, rappelez-vous que vous jouez pour le plaisir… Pas pour 100.000 dollars 😉

 

NO COMMENTS

LEAVE A REPLY