Goffin doit d’abord avoir envie, puis prendre du plaisir et enfin reprendre confiance

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Belgian David Goffin pictured during a training practice of the Belgian team ahead of the Davis Cup World first round between Belgium and Hungary, Tuesday 30 January 2018, in Angleur, Liege. The Davis Cup game will be played from 02 to 04 February in Liege. BELGA PHOTO BRUNO FAHY

11eme mondial, le Belge reprend la compétition ce mercredi à Washington. Quelles perspectives pour cette deuxième partie de saison?

Depuis sa défaite initiale à Wimbledon face à Matthew Ebden, David Goffin n’a plus disputé de match officiel. Quasiment un mois d’absence du circuit, ce qui n’est pas courant en pleine saison, mais pas non plus exceptionnel.

C’est cette semaine et même ce mercredi, donc, que le Belge reprend ses activités officielles. Il le fera à Washington, où il est troisième tête de série et où il jouera son deuxième tour face à Pierre-Hugues Herbert qui a battu Mitchell Krueger.

Avant cette reprise, il est je pense intéressant de faire un petit point sur …les points que David a à défendre d’ici la fin de saison.

Il y a bien entendu les 800 points du Masters 2017, 800 points qui seront retirés à la veille du début des Masters 2018. Il faut en effet rappeler que le Masters est le seul tournoi de l’année dont les points tombent 51 semaines (et non 52) après leur obtention. Cela est assez logique puisqu’il serait anormal que les points obtenus lors de cette épreuve ultime puissent, entre autres grâce à ces points, se qualifier à nouveau pour le Masters de l’année suivante.

Avant, chronologiquement, il y aura

  • 45 points de l’ATP 1000 du Canada – Ils tomberont le 13 août.
  • 10 points de l’ATP 1000 de Concinnati. 20 août 2018.
  • 180 points du huitièmes de finale de l’US Open. 10 septembre 2018.
  • 250 points de la victoire à Shenzhen. 01 octobre 2018.
  • 500 points de sa victoire à Tokyo. 8 octobre 2018.
  • 10 points de l’ATP 1000 de Shanghai. 15 octobre 2018.
  • 180 points de sa demi à Bâle. 29 octobre 2018.
  • 90 points de l’ATP 1000 de Paris. 5 novembre 2011.

Ce qui nous fait un total de 2065 point, ce qui est tout de même pas mal.

Mais je pense qu’il serait sot de ne penser à cette deuxième partie de saison qu’en terme de points. Le meilleur moyen de la rater serait précisément de se focaliser sur cet aspect des choses.

Aujourd’hui, pour moi, l’objectif n’est clairement pas une participation au Masters (qui est d’ailleurs quasiment hors d’atteinte même si mathématiquement jouable) mais bien de retrouver tout d’abord l’envie de jouer, ensuite le plaisir de jouer et, enfin, la confiance.

Ce n’est qu’une fois ces trois objectifs atteints que David et son staff pourront alors songer à la saison 2019 avec sérénité.

 

 

4 COMMENTS

  1. Je ne suis pas certain que la pression sera moindre en étant 20ième ou 30ième. L’attention en Belgique sera à peu près la même vu que c’est un peu le désert dans le tennis masculin belge en l’absence de Darcis. L’attention internationale un peu plus modérée mais des contre-performances seront toujours mises en évidence. Je pense que c’est plus un problème de lassitude. David a besoin d’un parfait alignement des planètes pour performer à son plus haut niveau, et quand ce n’est pas le cas, c’est plus difficile, ce qui provoque une lassitude. Tous les joueurs, à quelque niveau qu’ils soient, connaissent cela. On est beaucoup plus enclin à jouer après une série de victoires que de défaites. Il faut un nouveau déclic au niveau résultats, qui passe par un retour du désir de jouer comme le dit Patrick. L’arrêt de 1 mois était peut-être une bonne solution pour créer un manque. Il n’y a rien de pire que de monter sur le terrain en étant blasé.

  2. David Goffin, juste avant Wimbledon, lors d’une interview avec un journaliste de PM :

    « …Je préfère être trentième et heureux que dans le top 10 et me torturer…. »

    « …Mon but est d’aller le plus haut possible sans ressentir de gêne à vivre la pression. C’ un exercice délicat car il faut évoluer et avoir en même temps conscience que tout le monde ne peut pas être Roger Federer. »

    « …En fait, la défaite est ce qu’il y a de plus facile à gérer car on sait pourquoi on a perdu. En général, on se remet en question, on retravaille et, puis, la déception passe vite… Le stress et la pression sont beaucoup plus complexes à vivre. C’est un état général. Je suis heureux de mon classemen mais cela ne m’empeche pas de vivre des moments compliqués.»

    Mais même quand il sera trentième et heureux, quoi qu’il fasse, il lui sera toujours rappelé sa 7eme place de joueur mondial. La pression de la place aura sauté mais, la pression de le voir mieux faire, elle sera toujours là parce que c’est cela le tennis professionnel. Il ne peut pas encore tourner 5 ans autour du monde et montrer un tennis aussi laborieux, qui n’avance plus guère et qui est stéréotypé même dans les fautes.
     

  3. Pour moi, David fait ce qu’on appelle un burn out. 8 à 12 mois de pause sont en général nécessaires pour être sûr d’en sortir. Au risque sinon de ne plus être que l’ombre de soi-même. J’espère bien sûr me tromper…

  4. David a-t-il pris assez de temps pour lui? Un mois ce n’est pas rien dans une saison de tennis mais c’est assez court pour retrouver l’envie… Réponse dans les prochaines semaines!

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