Enorme équipe belge!

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Belgian team celebrates after winning a tennis match between Brazilian Thiago Monteiro and Belgian Kimmer Coppejans, the fourth rubber of the Davis Cup World Group qualifications meeting between Brazil and Belgium, Saturday 02 February 2019, in Uberlandia, Brazil. Belgium defeated Brazil 1-3 and qualified for the final week in November in Madrid. BELGA PHOTO BETO OLIVEIRA

La Belgique a battu le Brésil par 3-1 grâce à un magnifique double de Vliegen et Gille et un Coppejans qui a (re)trouvé une rage de vaincre impressionnante.

Bravo. Bravo au team, bravo à l’équipe de double, bravo aux joueurs de simple, bravo au capitaine. Bravo à Johan, Kimmer, Arthur, Joran et Sander.

Le coup était jouable, titrais-je avant le match. Il l’a été. Et les Belges ont cru en leurs chances, comme ils l’avaient fait en Allemagne ne 2017.

On a pu avoir un peu peur quand Arthur De Greef n’a pas réussi à élever le niveau de son jeu lors du premier simple. Juste une petite interrogation le concernant: lui qui adore la terre battue au point d’éviter certaines saisons les autres surfaces, n’avait pas joué sur terre avant cette rencontre de Coupe Davis. Etonnant.

Face à Monteiro, Arthur n’a jamais réussi à équilibrer les échanges et il s’est même un rien énervé de frustration tant il comprenait qu’il n’y arriverait pas.

Heureusement, dès le début du deuxième simple, on a pu constater que Kimmer Coppejans, fort d’un début de saison prometteur, était là et bien là. Rapide sur ses jambes, il n’a pas laissé la moindre chance à Dutra Silva. 6-4 6-4 au terme d’un match de très bonne qualité.

Restait à prendre deux points.

C’est peu et beaucoup.

La paire Sander Gille et Joran Vliegen allait donc monter sur le terrain avec un seul objectif: démontrer que jouer ensemble depuis de longues saisons compense le fait de n’être pas spécialement bien classé en simple.

Face à eux, l’une des meilleures paire du monde composée de Melo et Soares.

Et bien messieurs, très franchement, vous avez été épatants!. C’est à peine si les Brésiliens ont réussi à lire vos services et, même en fin de match, quand c’est devenu plus tendu, votre manque d’expérience à ce niveau n’a pas du tout été un handicap.

C’est au contraire la tête haute que vous êtes sortis vainqueurs de ce tie-break. 6-4 7-6 face à Mela/Soares: juste fantastique.

Il y a quelques années, juste avant une rencontre de Coupe Davis, j’avais regretté ici-même que l’on ne donne pas sa chance à ces deux joueurs. Je me souviens que mon article avait arraché quelques sourires à l’un ou l’autre joueur…..

X années plus tard, Vliegen et Gille ont démontré que croire en soi, remettre sans cesse l’ouvrage sur le métier, porte ses fruits. Et quels fruits!

Restait à prendre un point.

C’est peu et beaucoup à la fois!

Kimmer est monté sur le terrain avec, dans les yeux, une flamme qu’on lui a connue quand il était Top 100. Il en voulait, le Kimmer.

Diantre, ce Brésil lui ravivait sans doute l’un des plus mauvais souvenir de son encore jeune carrière. C’était en 2016, après la finale de Gand et la Belgique recevait le… Brésil à Ostende, la ville des Coppejans. C’est peu dire que sa non sélection l’avait terriblement secoué.

3 ans plus tard, tout cela est oublié et, hier, Kimmer a démontré que quand le coeur fait corps avec les jambes, tout est possible pour lui, sur une terre battue qu’il affectionne.

Il y avait longtemps que je ne l’avais plus vu jouer mais, face à Monteiro, il a été sublime, trouvant des angles et des trajectoires de Top 50. Se battant sur toutes les balles, voulant à tout prix offrir la victoire à ses coéquipiers et à son capitaine.

6-3 6-4.

6-3 6-4.

Enorme Coppejans, énorme équipe belge. Enorme capitaine.

La Belgique est donc qualifiée pour la phase finale de Madrid du novembre. Elle sera versée dans un groupe de trois équipes dont le vainqueur sera en quart de finale (6 vainqueurs et 2 meilleures deuxième).

Peu importe, laissons profiter ce team du bonheur d’avoir brillé.

Prochain rendez-vous: la Fed Cup à Liège.

 

4 COMMENTS

  1. Bonjour Patrick, quelle belle victoire en effet. Je partage ton analyse. Les niveaux de jeu affichés par Kimmer, Sander et Joran étaient en effet digne d’un top 50. Quels devraient être les classements respectifs de Sander et Joran pour pouvoir accéder aux tableaux finaux des grands chelem? A l’austrian open, ils n’ont même pas participé aux qualifs alors qu’ils sont top quatre vingt.

    • Le problème c’est que pour rentrer dans les TB en doubles, on prend le meilleur classement de simple ou de double et on additionne les points pour sélectionner les paires. 2 *80, aucune chance pour eux de rentrer, ils ne prennent que les 64 meilleures paires. Le problème se pose aussi pour les ATP 250, difficile de rentrer direct sauf à quelques rares exceptions. C’est pour cela qu’ils ne jouent quasi des challengers (où d’ailleurs sur 2018 ils ont très bien performé!). Il faudrait qu’ils prennent 30-40 places. Je me posais aussi la question de savoir si actuellement c’est rentable financièrement pour eux.

  2. Patrick, je te rejoins sur la nécessité absolue de sélectionner des spécialistes de double en CD. Je ne connais pas le format en termes de nombres de joueurs sélectionnables dans cette nouvelle formule (4 ou 5?). Si on peut en prendre 5 , la question ne se pose même pas. Si c’est 4, c’est plus délicat car cela veut dire que les 2 joueurs de simples doivent tout jouer et ne pas se blesser. Mais néanmoins il est grand temps que ce maudit double nous rapporte des points, ca nous a fait défaut tant d’années. Hier, pour moi, le tournant de cette rencontre s’est situé en double. Ils ont fait un très gros match. Le sbrésiliens n’ont virtuellement eu aucune chance sur leur service. A 2-1, l’affaire aurait été toute autre. Peut-on imaginer un 5ième simple décisif dans cette ambiance, avec Arthur pas très en confiance ?

  3. De tous les peuples de la Gaule et du monde, les Belges sont les plus braves! Un immense bravo à toute l’équipe et à son capitaine! Magnifique et… presque magique!

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