Bilan 2021 (6): qu’attendre de 2022?

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Belgian Alison Van Uytvanck pictured in action during a training session at the US Open Grand Slam tennis tournament, at Flushing Meadow, in New York City, USA, Saturday 24 August 2019. BELGA PHOTO YORICK JANSENS

Outre Elise Mertens et David Goffin (voir publications précédentes), qu’est-on en droit d’attendre pour l’année qui vient?

Côté masculin, on le sait, la période est l’une des plus compliquées quantitativement parlant depuis plusieurs années. David est 39e mondial et le deuxième belge n’est ‘que’ 192e. Il s’agit de Zizou Bergs.

Mais comme je dis souvent, pour bien comprendre un classement, il faut le mettre en perspective.

A 22 ans et demi (il aura 23 le 3 juin 2022), Zizou est donc 192eme à l’ATP.

Si on ne prend que les joueurs de moins de 25 ans, il est 54eme mondial.

Si on prend les joueurs de 24 ans et moins, il monte encore un peu puisqu’il pointe sa raquette à la 36è position.

Et si on prend au plus près de son âge, soit les moins de 23 ans, il est 26e, ce qui n’est pas mal du tout et témoigne du fait qu’il n’est pas trop tard même si des joueurs comme Sinner ou Auger-Aliassime peuvent donner la sensation que si on n’est pas dans le Top 20 à 23 ans, c’est fini foutu.

Le potentiel de Zizou est donc réel. Son seul problème, si tant est qu’il s’agisse réellement d’un problème, est qu’il est flamboyant et a donc besoin d’ambiance pour performer. Il est donc nécessaire qu’il monte rapidement d’une petite centaine de places pour pouvoir entrer dans des tournois où, précisément, l’ambiance le galvanisera.

Il en a les moyens mais il faudra qu’il sache tout donner à chaque occasion et pas uniquement lorsqu’il y a du monde dans les tribunes.

Derrière David et Zizou?

J’ai, vous le savez, un immense respect pour ceux que j’appelle les gladiateurs du tennis. Parmi lesquels figurent Kimmer Coppejans et Ruben Bemelmans. Je leur souhaite le meilleur mais j’ai quelque doutes sur leurs capacités à retrouver le niveau qui fut le leur il y a quelques années (Kimmer a été 97 en 2015, Ruben 84 la même année).

Ensuite, il y a Michael Geerts, qui a atteint son meilleur classement cette année 2021 et Christopher Heyman, toujours dans les 6 meilleurs Belges. Si ces deux joueurs de 26 et 28 ans méritent un énorme coup de chapeau, je serais de mauvaise foi si j’avançais qu’ils constituent l’avenir du tennis belge.

Parmi les plus jeunes, il faudra que les Bovy (21 ans), Onclin (20), Beaupain (22) et consorts réalisent performances sur performances en 2022 s’ils veulent garder espoir. Certains d’entre eux n’ont pas été chanceux avec les blessures et il est donc nécessaire de continuer à croire en leur talent. Dois-je par exemple rappeler qu’Arnaud Bovy a battu Zizou Bergs en février dernier?

Quant aux moins de 20 ans et aux juniors qui se tâtent sur le grand circuit, il faut leur laisser le temps de s’acclimater à la rudesse du circuit pro. Je ne pointerai pas tel ou tel espoir tant l’histoire du tennis démontre que les espoirs d’un jour ne sont pas forcément ceux qui brillent le surlendemain.

DAMES

En dames, outre Elise Mertens, je suis certain qu’Alison Van Uytvanck continuera à nous offrir de temps en temps une séquence très positive, comme l’a fait cette année. Greet Minnen va certainement profiter d’une année pleine dans le Top 100 et je me réjouis aussi de voir comment Maryna Zanevska va savourer son nouveau statut de top 100.

Derrière, je souhaite bonne m. à Ysaline Bonaventure qui est poursuivie par la malchance depuis trop longtemps. La Stavelotaine mérite sans aucun doute une année sans accroc et, si tel est le cas, je ne doute pas qu’elle a les moyens de retrouver un classement plus en rapport avec son talent réel. A 26 ans Marie Benoit est dans le Top 300 et devrait, elle aussi, être capable de progresser encore. Il est certes temps de faire un grand bond vers l’avant mais il ne me semble pas qu’il soit trop tard.

Kimberley Zimmermann a quant à elle démontré que le double pouvait constituer une belle manière de goûter au plus haut niveau. Quant à Lara Salden, elle doit sans doute oublier 2021 et retrouver la dynamique positive de 2020.

Plus sans doute que chez les garçons, les juniores que sont Costoulas, Vandewibkel, Di Girolami ou Van Impe devraient déjà nous valoir en 2022 et 2023 quelques belles semaines.

Un mot aussi, pour Kirsten Flipkens qui est désormais 311e mondiale mais qui de 2009 à 2020 avait chaque fois terminé l’année dans le Top 100 (sauf en 2011). Quoi qu’elle décide pour son avenir, elle mérite un énorme coup de chapeau pour une carrière oh combien particulière.

Quant à Kim Clijsters… Non, je n’ai rien à dire de Kim Clijsters, si ce n’est qu’elle a été une championne extraordinaire.

J’en termine en vous souhaitant une merveilleuse année 2022!

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