Bilan 2019 (8) : Kimmer Coppejans, un joueur qui inspire le respect

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Belgian Kimmer Coppejans looks dejected during the match between Belgian Kimmer Coppejans (ATP181) and German Yannick Maden (ATP115) in the men's singles first round at the Roland Garros French Open tennis tournament, in Paris, France, Monday 27 May 2019. The main draw of this year's Roland Garros Grand Slam takes place from 26 May to 9 June. BELGA PHOTO VIRGINIE LEFOUR

S’il y a bien un joueur que j’aime mettre en exergue, c’est sans aucun doute Kimmer Coppejans.

Si certains joueurs qui, outre leur talent réel, parviennent à tirer leur épingle du jeu en profitant des moments clé de leur carrière, il y a en a d’autres, comme Kimmer Coppejans, qui semblent être poursuivis par la poisse.

On est en 2015, Kimmer entre dans l’équipe de Coupe Davis et participe de belle manière à la formidable campagne de 2015. Sa carrière en Coupe Davis semble lancée et c’est aussi en 2015 qu’il entre dans le Top 100…

La suite est moins drôle. Kimmer joue encore le premier match de Coupe Davis en 2016, face à la Croatie et se réjouit, par la suite, si pas de la défaite évidemment, du moins du fait que le match de barrage face au Brésil va se disputer chez lui, à Ostende.

A aucun moment, il ne se doute qu’il ne fera pas partie de la sélection. Et pourtant, le capitaine – qui est aussi son coach – ne l’intègre pas dans l’équipe composée pour l’occasion de Goffin, Darcis, Bemelmans et De Loore. Rien de choquant dans cette sélection mais le coup est dur pour Kimmer.

Pire, Joris De Loore, alors encore assez peu connu du grand public – et même de certains acteurs du circuit – impressionne en double aux côtés de Ruben Bemelmans et en simple lors d’un match comptant pour du beurre.

Sur ce, le tout nouveau tournoi d’Anvers, au lieu de proposer une wild card à Kimmer, la donne à Joris. Là encore, rien de bien choquant, mais le coup est dur, à nouveau, pour Kimmer.

Qui va alors connaître une véritable traversée du désert qui le verra descendre plus bas que la 300eme place mondiale en 2017 et 2018. Il sera même 371e joueur du monde en mai 2018…

Mais l’homme, s’il ne montre jamais les crocs en public, n’est pas du genre à abandonner. Et petit à petit, il reprend des couleurs. Il termine 2018 à la 212e position et entame 2019 avec une confiance relative retrouvée.

De ce fait – et du fait de l’absence de David Goffin et Steve Darcis – il est sélectionné pour le périlleux Brésil – Belgique qui pouvait donner accès à Madrid. Remonté comme un coucou suisse, Kimmer a battu Dutra Silva et offert le point de la victoire en se défaisant de Monteiro.

Grâce à lui, mais aussi à Gillé, Vliegen et De Greef, la Belgique a gagné le droit de disputer le tour final.

Mais voilà, il était écrit que la chance n’était pas avec l’Ostendais puisque, s’il était bien dans l’équipe, Steve Darcis lui a été préféré par Johan Van Herck pour disputer le simple tant face à la Colombie que contre l’Australie.

Là encore, rien de choquant dans le choix du capitaine mais le coup était, encore et toujours, rude pour Kimmer.

Qui, contrairement à ses coaches qui ont bien mal choisi leur moment pour critiquer Van Herck, est resté stoïque, préférant s’appliquer, comme toujours, sur le travail quotidien qui est le sien.

Coppejans, une fois de plus, a fait le gros dos, a joué son rôle, sachant sans doute au fond de lui, qu’un jour, la roue tournera.

Aujourd’hui, il est 161e mondial et il commencera la saison 209 avec la conviction qu’à seulement 26 ans (il les aura le 7 février), il peut encore écrire quelques belles pages du tennis belge. Il sera d’ailleurs, à n’en pas douter, du voyage en Hongrie où il pourra à nouveau montrer que, lorsque l’on a besoin de lui, il répond présent, sans esprit de revanche, mais juste avec le bonheur de pouvoir démontrer à tout un chacun qu’il est, bel et bien, l’un des hommes forts du tennis belge.

Il est des joueurs, comme cela, qui méritent le respect du simple fait de la manière dont ils font face à l’adversité.

Kimmer est de ceux-là.

Pour suivre: incroyable Flipkens.

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