Bilan 2016 (10): de Geens à De Greef

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02/03/2016 - LIEGE- Davis Cup Belgium vs Croatia - Kids Day - Arthur DE GREEF ©Philippe Buissin/ IMAGELLAN

Avant dernière étape des bilans 2016. On s’arrête aujourd’hui aux joueurs classés entre la 300eme et la 100eme places (je pars toujours du classement de fin novembre, quand j’ai commencé mes bilans).

Dans ce que j’appelle les joueurs du sub-top, trois Belges sortent largement du lot en cette année 2016. Il s’agit de Yannick Reuter, Joris De Loore et Arthur De Greef.

Tous les trois ont gagné plus de 100 places, Joris réussissant un retour fracassant dans le Top 200 avec un bond de 340 places. Fin octobre, il était d’ailleurs à la 174eme position, son meilleur classement jusqu’à présent.

Très performant en Challenger, Joris a aussi touché le coeur du grand public en réussissant un véritable exploit en Coupe Davis. Aux côté de Ruben Bemelmans, il a en effet battu une paire du top mondial. Ce qui lui a valu de recevoir une invitation au tournoi d’Anvers.

Sa fin de saison a été moins flamboyante avec quatre défaites de rang au premier tour mais je suis impatient de le voir en 2017. Du haut de son mètre 91, il peut encore faire parler la foudre.

Yannick Reuter a lui aussi réussi une première incursion dans le Top 200 (il est monté 195 fin octobre). Il est vrai qu’il a enchaîné une finale en 100.000 (Brest) avec une finale en 10.000 (Leimen).

Cette progression de Yannick démontre en tous les cas que ce que l’on disait de lui était réel. Il fait en effet savoir que tous les joueurs belges savent depuis belle lurette que Reuter a un talent fou. A l’entraînement, il tient tête sans gros problème à des Top 100. Le hic, c’est que, jusqu’à cette année, il ne parvenait pas toujours à retrouver ce niveau en compétition et, dans les moments clés, il avait parfois tendance à baisser la garde.

La saison qui vient sera très importante pour ce joueur de 25 ans.

Troisième joueur belge derrière Goffin et Darcis, Arthur De Greef a lui aussi atteint son meilleur classement en fin de saison. Il a en effet été classé 131eme mondial en début du mois de novembre.

Il faut dire que sa saison a été parsemée de résultats probants en Challenger: finale à Buenos Aires, finale à Naples, demi à San Benedetto, victoire à Liberec avec succès face à De Loore et Darcis, demi à Casablanca et finale à Guayaquil.

Une saison qu’il a passé quasi exclusivement sur terre battue – ce qui est parfois surprenant mais dans ce cas-ci, cela a fonctionné -, ce qui ne sera plus le cas en 2017. En tous les cas, on peut dire que le duo Rochus – De Greef fonctionne plutôt très bien. Lire ici un article sur le sujet.

Derrière ces joueurs qui ont bien performé en 2016, on placera Clément Geens qui n’a que 20 ans et est entré dans le Top 300 avec même une incursion dans le Top 250 en août. Il a aussi été en finale d’un tournoi Challenger, celui de Poznan où, après être sorti des qualifs, il avait pris  entre autres, la mesure de Kamke, Samper-Montana et Coppejans.

Aujourd’hui, Clément est 35eme au classement virtuel des joueurs de 21 ans et moins, ce qui démontre qu’il fait bel et bien partie des jeunes mondiaux qu’il faut tenir à l’oeil.

C’est ce que l’on fera d’ailleurs en 2017.

De Greef, De Loore, Reuter et Geens: assurément les très bonnes nouvelles de la défunte saison au niveau du sub top.

Pour Kimmer Coppejans et Ruben Bemelmans, cela a été plus difficile, beaucoup plus difficile.

Mais il faut évidemment un peu prendre de recul puisque l’on sait que Ruben a été handicapé par une blessure au dos. Compte tenu de cela, le fait qu’il n’ait in fine perdu que 60 places est plutôt une bonne nouvelle. Il a ainsi terminé la saison en boulet de canon: demi au 25.000 de Berkeley, victoire au 25.000 de Burlingame, finale au 50.000 de Charlottesville, quart au 50.000 de Knoxville (avec une victoire hyper serrée face à Joris De Loore au premier tour) et une finale au 50.000 de Champaign.

Voilà qui est de bon augure pour 2017. Reste maintenant à Ruben à maintenir une constance.

Pour Kimmer, la blessure a surtout été d’ordre mental. Après une demi-saison assez moyenne, il a très mal vécu sa non sélection pour le match de Coupe Davis qui avait lieu en septembre dans sa ville natale, Ostende. Coup de massue supplémentaire, il a vu la wild card pour Anvers lui échapper au profit de Joris De Loore. Lire le papier publié sur ce blog pendant l’Ethias dans lequel je disais que Kimmer avait tout ce qu’il fallait pour revenir dans le Top 100 mais qu’il devait pour cela sortir de sa zone de confort.

Il l’a fait en fin de saison, quittant assez abruptement Tennis Vlaanderen et Johan Van Herck pour tenter sa chance avec Xavier Malisse.

Curieux duo de deux joueurs que j’affectionne particulièrement. J’espère que cela fonctionnera.

Reste maintenant à évoquer le trio Mertens, Authom et Gigounon.

Trois joueurs qui arpentent les courts depuis si longtemps qu’ils donnent l’impression d’avoir toujours été là.

Yannick Mertens, par exemple, me sidère par sa volonté et son abnégation. A 29 ans, il n’a toujours pas réussi à entrer dans le Top 150 mais il continue d’y croire et, chaque saison, il réussit quelques belles semaines qui lui permettent de se maintenir à flots et de garder espoir. Il sait que ses chances d’un jour intégrer le Top sont quasi nulles mais il continue à l’espérer.

Pour maxime Authom, c’est un peu différent. Le Louviérois a lui aussi 29 ans mais il a déjà été Top 150 et tout le monde lui reconnait un très grand service et un excellent coup droit. Il est certes un peu instable mais s’il parvient à traverser une saison sans blessure, il pourrait retrouver le Top 200.

Quant à Germain Gigounon, 27 ans, il garde une motivation intacte. 278eme mondial, il a été 185eme et a déjà goûté aux joies d’un tableau final de Grand Chelem.

Je pense d’ailleurs que son apparition – remarquée et remarquable – dans le main draw de Roland Garros (quels deux premiers sets face à Gasquet!) a aussi été assez compliquée à gérer car les mois qui ont suivi ont manqué de résultats probants pour le Binchois.

Je reste convaincu qu’il peut recouvrer un meilleur classement mais, à lui, comme à Maxime, Yannick, et quelques autres, je ne peux que continuer à conseiller de tenter aussi et plus souvent l’aventure du double.

Ces trois joueurs peuvent, comme le font Vliegen et Gille, réussir de très belles choses en duo et, dès lors, mettre un peu de beurre dans les épinards.

Assez bizarrement, pourtant, mes conseils restent lettre morte ;-)))))

Pour suivre: le gladiateur et David!

 

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