A la découverte d’Omar Salman

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19/08/2015 - JUPILLE - TC FAYENBOIS - Double - Omar SALMAN - Clement GEENS ©Philippe Buissin / IMAGELLAN

19/08/2015 - JUPILLE - TC FAYENBOIS - Double - Omar SALMAN - Clement GEENS  ©Philippe Buissin / IMAGELLAN

A 19 ans et quelques mois, Omar Salman a remporté le week-end dernier son premier 10.000 dollars. Entretien découverte de ce joueur soutenu entre autres par l’AFT et Hopiness.

Pouvez-vous nous dire où et quand vous êtes né?

Omar Salman: Je suis d’origine égyptienne mais je suis né en Belgique, le 22 avril 1996.

Vos parents travaillaient alors en Belgique?

Oui, et je suis resté ici jusqu’à mes trois ans. Puis, pour des raisons professionnelles, mon papa a dû rentrer en Egypte, ma famille l’a évidemment suivi.

C’est donc en Egypte que vous découvrez le tennis?

En effet, j’ai commencé à jouer en Egypte, dans un club privé où, à la fin, je m’entraînais 5 fois par semaine, jusqu’à mon retour en Belgique.

Vous étiez parmi les bons joueurs égyptiens de votre âge?

Au début, j’étais le premier Egyptien dans mes catégories d’âge, puis le deuxième, oui.

Mais vers vos 11-12 ans, votre papa décide de revenir en Belgique?

Oui, la situation devenait catastrophique et, comme nous avons la double nationalité, mes parents ont estimé qu’il était préférable de revenir ici.

Puisque l’on parle de vos parents, étaient-ils sportifs?

Ma maman, non, mon papa était un excellent joueur de football qui a d’ailleurs joué en équipe nationale. Il aurait pu avoir une belle carrière professionnelle mais mon grand-père voulait qu’il fasse des études. J’ai aussi un frère qui jouait très bien au tennis mais il avait 16 ans quand on est revenu en Belgique et il n’a donc pas pu poursuivre comme je l’ai fait. Il donne cours au Charles-Quint, à deux pas d’où nous habitons, à Koekelberg.

Précisément, où avez-vous joué à votre retour?

J’ai intégré un groupe avec le coach d’Alison Van Uytvanck. Puis, j’ai disputé la Summer Cup et Michel Mouillard m’a alors introduit à l’AFT où j’ai très bien été accepté, principalement à l’époque par Thierry Van Cleemput.

Aujourd’hui, vous êtes toujours au Centre de Mons, votre coach étant Arnaud Fontaine. Vous suivez aussi le cursus scolaire à Mons?

Non. Car, quand je suis revenu en Belgique, je ne parlais pas du tout le français, nous avons donc opté pour la filière jury central.

Parlons maintenant de tennis. Qui était votre idole?

Carlos Moya.

Carlos Moya? Vous n’êtes pas un peu jeune?

Oui, je sais, cela surprend souvent quand je dis cela mais, depuis que je suis petit, je le suis et j’adore le regarder jouer. Je pense que ce doit être le fait qu’il se décale souvent pour jouer son coup droit qui me plaît.

Pas d’autres idoles?

Non, aujourd’hui, non. J’aime bien Roger Federer, bien entendu, mais non, je n’ai pas réellement d’idoles.

Quels sont vos points forts?

Le coup droit et le service.

Vous mesurez?

1m82.

Et vos points faibles?

Disons que je n’avais jamais vraiment beaucoup travaillé mon revers et mon toucher de balle. Donc, je dirais que ce sont mes deux points faibles mais qui s’améliorent tout de même pas mal. En fait, beaucoup d’adversaires continuent de croire que j’ai un mauvais revers, je pense qu’ils se trompent…, il n’est pas si mauvais.

Vous venez de gagner votre premier 10.000, quels sentiments avez-vous ressenti?

Disons que cela m’a permis de voir que je pouvais battre de bons joueurs, cela me donne donc confiance pour l’avenir, cela me donne envie de continuer à travailler.

Quels sont vos objectifs?

Top 500 à la fin de l’année (il est aujourd’hui 792) et, à terme, le Top 100, bien entendu.

Quels sont vos autres passions?

J’adore le foot, sortir entre amis et, depuis peu, j’ai un chien avec qui j’aime passer du temps.

Tiens, vous avez la double nationalité. Si vous deviez un jour choisir une équipe nationale?

J’adore mes deux pays mais, si je devais choisir une équipe nationale, je choisirais la belge.

 

 

 

 

 

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